S’accepter quand on ne correspond pas aux standards de beauté

Tu es moche.

Beaucoup de gens t’en ont dit autant.

Et quand tu regardes dans le miroir, tu ne peux t’empêcher d’être d’accord.

Mais si tu es vraiment si peu séduisant, comment faire face à cette réalité ?

Comment vivre avec le fait de ne pas correspondre aux canons de beauté ?

Commençons par le commencement…

1. Voir les choses en face

Évitons les faux-semblants, la beauté a sa part de subjectivité, mais elle n’est pas qu’une question de goût. Il existe une dimension objective à l’attirance. Nous avons tous nos spécificités, mais si l’on demandait à une centaine de personnes de noter l’apparence d’un individu sur dix, les résultats ne s’éparpilleraient pas tant que ça sur l’échelle.

Une personne récoltera peut-être des notes allant de 4 à 7, mais la majorité tournerait autour de 5 ou 6. D’autres, moins avantagées selon les critères habituels, se verraient attribuer des 2 ou 3 plus souvent.

Si tu te reconnais dans ces faibles scores, inutile de tourner autour du pot : tu es du côté le moins favorisé de l’échelle. Et entendre les gens tenter de te persuader du contraire n’aide pas.

Combien de fois a-t-on essayé de te rassurer : « Tu es beau à ta manière », ou « Ta singularité fait ta force » ? Derrière ces phrases toutes faites, difficile de ne pas percevoir une forme de politesse déguisée. Pardonne-les, ce n’est pas évident de dire à quelqu’un qu’il n’est pas beau… À moins de bien connaître la personne, la tentation est grande de rester prudent. Mais si l’on pose les faits sur la table, il s’agit d’accepter que tu n’as pas hérité d’un physique dans la moyenne haute. La vraie question devient alors…

2. Pourquoi est-ce que je suis comme ça ?

On ne va pas se mentir : le hasard génétique a sa part de responsabilité dans le physique. Ton apparence est en grande partie le résultat de la loterie des gènes. Les parents peu gâtés par la nature transmettent souvent ces mêmes traits à leurs enfants.

Ta mâchoire, ton nez, la forme de tes yeux, même ton poids : tout cela découle en grande partie de ton patrimoine familial. En y pensant bien, cela te retire une bonne dose de responsabilité. Ce n’est pas toi qui as choisi d’avoir tel ou tel visage.

Cela dit, l’environnement compte aussi : alimentation, hygiène de vie, événements marquants… Mais la base reste génétique. Partant de là, une étape clé consiste à…

3. Assumer ce que l’on est

Accepter, ce n’est pas juste admettre du bout des lèvres que l’on ne coche pas toutes les cases des standards de beauté. Accepter, c’est laisser tomber la colère, la rancœur ou la honte liées à son apparence. C’est faire la paix avec le fait d’être moins attrayant que d’autres. Pas simple, mais loin d’être impossible.

Comme pour toute acceptation, l’essentiel est de voir ce sur quoi tu as prise, et ce qui t’échappe. Sauf à envisager la chirurgie esthétique (option ni évidente, ni toujours souhaitable), il y a des limites à ce qu’on peut changer. Tu peux bien sûr jouer sur la coiffure, les vêtements, le maquillage, mais le socle reste le même.

Si certains choix de vie influent sur ton physique, tu peux agir dessus. Mais dans la plupart des cas, il faut composer avec ce que l’on voit dans la glace aujourd’hui. Et parfois, il faut aussi garder en tête que…

4. Même les beaux doutent d’eux

Accepter son apparence ne concerne pas que ceux qui se trouvent moches. Beaucoup de gens, parfois considérés comme plutôt séduisants par les autres, vivent eux aussi des insécurités tenaces.

L’écart entre la réalité et la perception de soi est fréquent. Un « 6 » peut se voir comme un « 2 », un « 8 » se trouver quelconque. Nombreux sont ceux qui sous-estiment leur attrait réel. Les plus avantagés physiquement ne sont pas à l’abri des complexes ou de l’angoisse devant le miroir.

Parfois, ce décalage entre l’image que l’on a de soi et celle que renvoient les autres est douloureux. Au fond, si tu sais pertinemment que tu n’es pas dans le haut du panier, tu as peut-être une vision plus lucide de la réalité que ces « beaux » pleins de doutes. Garde cela en tête, et surtout…

5. Laisser tomber l’envie

L’envie, la jalousie, c’est le piège classique. Qui n’a jamais levé les yeux vers ceux à qui tout semble réussir ? Pourtant, juger sur l’apparence ne va pas très loin. Les traits séduisants ouvrent des portes, mais ne suffisent pas à rester dans la pièce.

Ce qui compte, c’est la personnalité. L’attirance profonde naît rarement d’un simple visage. Et sur ce terrain, tu n’es en rien condamné à être en retrait.

Il existe des personnes au physique avantageux qui, une fois découvertes, se révèlent exécrables, et d’autres, moins favorisées, qui rayonnent de gentillesse et d’humour. Se comparer sans cesse aux plus beaux ne mène nulle part. Se respecter, c’est arrêter de vouloir être quelqu’un d’autre.

La question de l’estime de soi est centrale. Prendre soin de la façon dont on se perçoit, c’est aussi arrêter de se comparer sans fin. Pour aller plus loin sur ce sujet, voici quelques ressources utiles :

  • 6 traits de gens vraiment attractifs
  • Comment être à l’aise dans votre propre peau
  • Dites ces 6 affirmations positives quotidiennes pour construire l’estime de soi et la confiance
  • 8 raisons d’optimisme si vous vous inquiétez, vous ne trouverez jamais l’amour
  • Pourquoi je me déteste autant ? Comment puis-je arrêter ces sentiments ?
  • 20 signes que vous ne respectez pas vous-même (et comment arrêter)

6. Se sentir légitime dans ses relations

Les rencontres sont-elles plus complexes lorsqu’on ne correspond pas aux critères imposés ? Peut-être, mais chaque histoire est différente, et personne n’a la main facile sur le terrain amoureux.

L’idée, c’est de ne pas voir son physique comme une barrière insurmontable à une relation sincère. Il y a une part de réalisme à avoir : mieux vaut viser un partenaire qui partage un niveau d’attirance similaire. Ce n’est pas se résigner. C’est simplement faire preuve de pragmatisme.

La plupart des couples se forment entre personnes d’attrait comparable. Un « 6 » se mettra volontiers avec un « 5 » ou un « 7 ». Un « 8 » avec un « 7 » ou un « 9 ». Si tu es objectivement un « 2 » ou un « 3 », tu gagneras à chercher quelqu’un dans cette fourchette, tu ne sacrifies rien, tu mises sur la sincérité.

Interroge ceux qui vivent une relation solide depuis des années : ce qui compte, ce n’est pas (seulement) le physique, mais le plaisir, la complicité, le soutien, la personnalité. L’attirance évolue, souvent, au fil du temps et de la connaissance de l’autre. Alors, au lieu d’écarter d’emblée une personne qui n’est pas un canon, pourquoi ne pas lui laisser une chance ? N’aimerais-tu pas qu’on fasse de même avec toi ?

En plus, fréquenter des personnes qui te ressemblent sur ce plan peut avoir un autre avantage : tu te sentiras moins sous pression pour « compenser » ou jouer un rôle. L’authenticité devient plus simple, et la peur du jugement s’atténue. C’est une excellente raison de…

7. Dépasser l’obsession du physique

Facile à dire, moins simple à appliquer. Plus tu rumines sur ton apparence, plus cela risque de miner ton moral. C’est ce que les psychologues appellent « l’illusion de focalisation » : se concentrer sur un aspect qui déplaît donne une impression négative globale sur la vie.

Des études l’ont démontré. Quand on demande à des gens d’évaluer d’abord leur satisfaction corporelle, leur jugement global sur la vie varie davantage. Ceux satisfaits de leur corps s’annoncent plus heureux, ceux qui ne le sont pas voient tout en gris.

En clair, se focaliser sur ce que l’on n’aime pas teinte tout le reste. À l’inverse, penser à ce que tu apprécies chez toi ou dans ta vie améliore l’humeur générale. Si tu remarques que tu t’attardes trop sur ton apparence, il est temps de dévier tes pensées vers des sujets plus positifs.

Moins tu rumines sur ton physique, moins cela pèsera sur ton moral. Pratiquer la gratitude, se rappeler ce qui va bien, c’est un vrai levier pour garder la tête hors de l’eau. Pour ceux qui sont jeunes, il y a un autre point à ne pas négliger…

8. Il est possible que ce ne soit qu’un passage

Ce point concerne surtout les plus jeunes, dont le corps et le visage évoluent encore à vitesse grand V. L’adolescence, le début de l’âge adulte, sont souvent des périodes de doutes puissants sur l’apparence : boutons, acné, croissance, prise ou perte de poids, traits du visage en pleine mutation…

Les hormones jouent au yoyo, l’humeur aussi. Le reflet dans la glace n’est pas figé. Beaucoup traversent une « période vilain petit canard », puis changent radicalement en grandissant. Les exemples ne manquent pas : des personnes peu remarquables ado deviennent séduisantes avec l’âge.

Rien n’oblige à croire que ton visage actuel sera celui de demain. Même en acceptant ta réalité présente, rien n’est définitif. Et si, adulte, tu restes moins avantagé que d’autres, tu pourrais te souvenir qu’il existe aussi…

9. Des avantages inattendus à ne pas plaire aux standards

Ce n’est pas parce que tu es loin des critères habituels que tout est perdu, loin de là. Il y a même quelques bénéfices à ne pas être dans le haut du panier.

  • Le vieillissement te fait moins peur. Les personnes jugées très belles voient leur capital s’éroder, alors que le tien change peu avec le temps. Tu pourrais même finir par te démarquer favorablement.
  • On ne suppose pas que tu as tout obtenu par facilité. Si tu réussis, c’est que tu as d’autres atouts, et ça se voit.
  • Les gens t’apprécient pour tes qualités, pas pour ton look. Cela en dit long sur ta personnalité (sauf si tu es milliardaire, mais c’est une autre histoire).
  • La mode ne t’impose pas ses diktats. Pas besoin de courir après les dernières tendances ruineuses. Tu choisis ce qui te va, point.
  • Les selfies parfaits pour Instagram ? Pas de pression, tu gagnes du temps et de la tranquillité d’esprit.
  • Si tu es une femme, tu représentes rarement une menace pour l’ego ou les relations des autres femmes. Les interactions deviennent plus simples.
  • On te sous-estime parfois, alors quand tu révèles tes talents, la surprise est totale. Rappelle-toi l’effet produit par Susan Boyle : personne ne l’attendait, tout le monde s’en souvient.
  • Tu n’es pas superficiel. Tu donnes leur chance à tous, peu importe leur physique.
  • Si tu es introverti, tu subis moins de sollicitations sociales superficielles. Moins de bavardages inutiles, plus de calme.

10. Miser sur ce que tu as de plus fort : ton esprit

Le regard des autres, ou même le tien, peut te peser lourdement. Oui, être jugé peu attrayant influence la façon dont on t’aborde, et peut jouer sur tes choix de vie. Mais la meilleure carte à jouer, c’est celle de la perception. Changer la façon dont tu penses à ton apparence, c’est transformer ce qu’elle signifie pour toi.

Penser sans cesse à ses défauts physiques mine la confiance et la vision globale de la vie. Mais accepter, et reconnaître les aspects positifs qui en découlent, ouvre une nouvelle perspective. Le miroir ne raconte pas toute l’histoire : ce qui compte, c’est la façon dont tu choisis de la lire.

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