Créer son entreprise de recrutement : les étapes clés pour réussir

Je m’appelle Adam Bolton, et jusqu’à récemment, j’ai travaillé pour une agence de recrutement, j’y étais depuis près de 8 ans, mais je voulais quelque chose de plus. Je voulais être en mesure de fournir plus pour mes enfants (à la fois en argent et en temps de papa !) et a décidé que la meilleure façon pour moi de le faire serait de démarrer seul.

J’ai décidé d’écrire une série de blogs qui m’amèneront (j’espère) à travers la première année d’ABRecruit. Dans ce, le premier versement que je voudrais partager avec vous comment j’ai mis en place l’entreprise, et ce que vous pouvez attendre de la période initiale.

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Les besoins de base

Se lancer à son compte dans le recrutement, ce n’est pas signer un formulaire et attendre que la magie opère. On s’y prépare bien avant : le secteur, je le connaissais sous toutes les coutures, en particulier l’univers du développement .NET. Cette expérience, elle a servi de rampe de lancement pour la suite.

Pour démarrer sur des bases solides, j’ai rapidement identifié ce qu’il me fallait concrètement :

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  • Un comptable. La toute première étape a été de consulter un cabinet recommandé par deux contacts, et le hasard, un joueur de mon équipe de foot y travaillait. Beaucoup proposent un premier rendez-vous gratuit. Linkedin et réseau ne sont jamais loin lorsqu’il s’agit de créer une structure.
  • Lors de ce rendez-vous, j’ai sorti la liste complète de mes interrogations : inscriptions légales, création officielle, frais déductibles… N’ayant jamais dirigé, il me fallait partir du bon pied. Le bon interlocuteur donne des réponses claires, un plan précis.
  • L’argent. Ma priorité : garantir la sécurité familiale. Hypothèque, deux enfants, il fallait que ma compagne valide l’idée alors même que le projet n’avait pas de nom. Liste des dépenses fixes, économies potentielles, nouvelles charges : étape incontournable avant de foncer.
  • Un nom. Deux jours à écumer toutes les idées possibles, et quasiment chaque nom de domaine était déjà pris. Revenir à mes initiales sonnait juste : ABRecruit a vu le jour.
  • L’assurance responsabilité et entreprise. Franchement, j’ai failli la zapper au dernier moment. C’est le genre de protection qui devient évidente… juste à temps.
  • Compte bancaire professionnel. Ouvrir ce compte s’est transformé en parcours du combattant. Deux mois pour décrocher une validation chez Lloyds, avec au bout un geste commercial. Pour d’autres, HSBC ou Barclays semblent plus efficaces.
  • Un espace pour travailler. Ce n’est pas l’emplacement qui compte, mais la distinction entre zone pro et sphère privée : bureau loué, coin dédié à la maison ou cabanon dans le jardin. Ce qui importe, c’est l’état d’esprit. Un ordi correct, une ligne téléphonique et du bon débit suffisent ; dans ce métier, les frais cachés n’explosent pas.
  • Le site web. S’appuyer sur les connaissances, ça aide. Il y aura toujours un ami d’ami prêt à suggérer une agence web applicable, pour moins de 1000 £. J’ai misé sur un design pensé pour le mobile, idéal pour les candidatures sur smartphone. Jamie de chez Bubble Web s’est chargé du mien.
  • La base de données. Difficile de s’orienter sans un outil pour suivre dossiers et parcours. Pour débuter gratuitement, j’ai opté pour une solution accessible, évolutive le moment venu. Cette flexibilité a fait la différence pour attaquer sans se ruiner dès le départ.

Quitter votre emploi

Après huit ans dans la même agence, changer de cap n’a rien d’anodin. Dire adieu à la routine, à l’équipe, n’est jamais insignifiant. Le 2 janvier, ma lettre de départ était officiellement posée. La semaine de préavis s’est jouée à la maison : entre garde des enfants et quelques pauses sur la XBOX pour souffler.

Mon nouveau quotidien

Dès les premiers jours de l’aventure entrepreneuriale, la charge de travail a pris une ampleur inédite. Curieusement, j’y prends goût. L’ancienne devise « Toujours conclure » qui fait la fierté des recruteurs a cédé sa place à « Toujours être connecté ». Depuis, je multiplie les échanges avec développeurs et décideurs. J’ai adopté la transparence dès le début, ce qui plaît à mes candidats. Les discussions avec les clients eux, sont plus directes et sincères. Résultat : plus d’authenticité, plus d’efficacité.

Les heures s’enchaînent, 8h le matin, parfois 21h le soir, même la semaine. Le samedi ne fait pas exception, sauf la plage horaire réservée au foot. Avec ce rythme, le téléphone reste dans la main, difficile de décrocher même devant un film en famille. Mais entendre sa fille de cinq ans annoncer, fière, via Skype à sa cousine que son « papa a créé sa boîte », ça n’a pas de prix.

Côté candidats, la disponibilité en soirée leur change la vie : plus besoin de s’isoler au bureau pour décrocher. Ils m’appellent tranquillement entre 18h et 21h, pour discuter avenir. Les clients, eux, sont parfois surpris de recevoir à 21h passées des CV pertinents. C’est cela, le service ABRecruit.

Après six semaines de cette aventure, bien des pages restent à écrire. La suite s’annonce intense. Prochain rendez-vous ? « Adam Bolton, du recruteur à la richesse. »

MISE À JOUR : Comment démarrer votre propre entreprise de recrutement : l’aventure continue…

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