Le prix d’un visa pour l’Algérie expliqué simplement

Un tarif peut en cacher un autre. En réponse directe à la hausse décidée par les États Schengen, l’Algérie a revu à la hausse le coût du visa de courte durée pour les ressortissants de cette zone. Les règles du jeu changent, et chacun ajuste ses pions.

Désormais, toute demande de visa pour un séjour court en Algérie s’accompagne d’un supplément de 20 euros, appliqué à chaque dossier. Le montant total grimpe donc à 105 euros pour les citoyens de l’espace Schengen, contre 85 euros auparavant, selon les informations de Schengenvisainfo.com. Cette mise à jour des tarifs s’inscrit dans une logique de réciprocité pure et simple.

À noter, le tarif du visa de long séjour, lui, reste inchangé. Ceux qui projettent de rester plus longtemps devront toujours s’acquitter de 125 euros, comme c’était déjà le cas.

Ce changement, côté algérien, répond à la modification des règles du visa Schengen entrée en vigueur le 2 février 2020. Les demandeurs de visa Schengen paient désormais 80 euros (contre 60 euros auparavant) pour une demande classique. Les enfants de 6 à 12 ans voient aussi leur tarif passer de 35 à 40 euros. Une augmentation qui n’est pas passée inaperçue dans les chancelleries.

Il existe toutefois des exceptions. Certains ressortissants de pays bénéficiant d’accords de facilitation avec l’Union européenne ne sont pas concernés par ces hausses : pour eux, le tarif reste fixé à 35 euros par demande.

Au-delà du simple coût, les nouvelles règles Schengen ont aussi bouleversé certains aspects de la procédure, ce qui a incité Alger à appliquer le principe de réciprocité. Parmi les nouveautés figurent notamment la possibilité d’obtenir un visa à entrées multiples, réservé aux voyageurs réguliers de l’espace Schengen.

Ce visa à entrées multiples offre une liberté de mouvement appréciable : ses détenteurs peuvent circuler dans tous les pays membres aussi souvent qu’ils le souhaitent, à condition de ne pas dépasser 90 jours de présence sur une période de 180 jours.

Mais pour y accéder, certaines conditions doivent être remplies. Il faut pouvoir justifier la nécessité de se rendre régulièrement dans l’espace Schengen, présenter un historique de visas irréprochable, un dépassement de séjour, même ancien, peut compliquer les démarches,, et disposer d’un casier judiciaire vierge. À chaque étape, la transparence et la régularité sont scrutées de près.

En somme, le tarif du visa algérien illustre ce jeu d’équilibres entre États, où chaque modification de règle riposte à une autre. Pour les voyageurs, une seule certitude : le coût du passage de frontière se paie désormais au prix fort, avec des exigences toujours plus précises. Reste à savoir jusqu’où ce bras de fer administratif ira, et qui finira par revoir sa copie.

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