Ecole à la maison : quelques conseils

Tweetpocket****0Photo : Markus Spiske Pour beaucoup de parents, comme nous le rappelle cet article publié le 14 avril, la maison scolaire est « un enfer ». Si vous avez besoin d’apprendre à lâcher prise, il est également possible de tirer parti des expériences de ceux qui ont quitté l’école pour prendre soin de leur éducation.

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En France, l’éducation est obligatoire pour tous les enfants âgés de 3 à 16 ans, mais la scolarité obligatoire n’est pas obligatoire et les parents peuvent effectuer eux-mêmes cette instruction, à condition qu’elle soit suivie et régulièrement contrôlée.

En France, environ 25 000 enfants issus du confinement dû à la pandémie Covid-19 fréquentent l’école à la maison  : une majorité suivent des cours dispensés par le CNED ou d’autres organismes de formation privés, tandis que d’autres (un peu plus de 7000 en juin 2016) reçoivent une éducation familiale.

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Ceci s’applique en particulier auxLaetitia Plisson, mère de quatre enfants âgés de 6 à 13 ans, qui a pris cette décision depuis le début d’il y a dix ans . Basé à Blois, Loir-et-Cher, cet artiste de mosaïque a travaillé de profession comme éducateur montessori dans une petite école avant de choisir des cours à domicile. Avec un homme libéral qui était plus disponible l’après-midi, elle adapta ses horaires et s’organisa pour assurer les enseignements tous les matins. « A partir de 9 heures, je suis disponible, tout est organisé autour de ce qu’ils décident de faire, dans une pédagogie de projet : faire un pedigree, faire des feuilles sur les dieux grecs, et une série de je leur apprends à entendre ce qui est important pour eux, ce qu’ils construisent, les encourageant à aller à la fin de leurs idées », a-t-elle témoigné heureuse de les accompagner dans leur autonomie. « À l’école, on dit qu’un élève est autonome quand il sait commentFaites vos devoirs et suivez les règles. Au lieu de cela, l’autonomie consiste à décider ce qui est important, pourquoi et comment », ajoute-t-elle, en disant qu’il est normal que les jeunes vivent l’avalanche de devoirs qui peuvent leur être donnés en cette période de captivité.

Le temps de travail de ses enfants varie selon l’âge et la capacité de se concentrer  : le plus jeune, officiellement à la maternelle, travaille entre une demi-heure et trois quarts d’heure le matin. Le plus ancien, dans le quatrième, s’arrête à midi. Alors ? « Le reste du temps, ils jouent seuls ou avec d’autres, ils lisent beaucoup, ils jouent de la musique, ils créent, construisent… et nous sommes là quand ils ont besoin de conseils ou autre chose. »

Les enfants n’ont-ils pas de liens avec d’autres enfants ? Non, parce qu’ils vont à la véranda et choisissent des activités sportives qui leur permettent de profiter de cours de plein air chaque semaineet de vivre le collectif. « Les enfants formés en famille connaissent la dynamique de groupe, ils choisissent leur instrument, leur sport, et quand ils y vont, ils sont d’autant plus attentifs et engagés », souligne Laetitia, pour qui ce choix repose sur une organisation bien établie et un travail d’équipe : « Nous avons vu ensemble combien de fois il est nécessaire de le Salon pour sucer, sauver la chambre, laver la vaisselle, etc. Et le jeudi soir, ce sont les enfants qui prennent soin de la nourriture, choisir le film. Récemment, ils se lancent même dans des recettes compliquées, avec le souci du détail et le plaisir de partager. »

Pour Laetitia, le partager un conseil sur le site sinstruireautrement.fr, l’apprentissage ne doit pas être séparé de la maison . « Les enfants apprennent tout le temps, et dans ma philosophie, je suppose que tout le monde fait toujours de son mieux. Même avec la captivité, tout le monde fait de son mieux : les parents,Enfants, enseignants limités. Un parent n’est pas nécessairement un éducateur, il peut essayer d’échouer ou de réussir, et de s’adapter, fournit donc une belle pédagogie de l’essai et de l’erreur pour les enfants qui sont habituellement à l’école, qui sont moins habitués à elle, « considère celui qui perçoit cette fois comme une occasion de démissionner et d’en prendre conscience. est vraiment important.

Organiser différemment

Chez Nicolas Hennion, père de trois garçons âgés de 3 à 9 ans, l’éducation à domicile a commencé il y a quatre ans , alors que ses deux premiers fils ne s’étaient pas vraiment adaptés au système scolaire. Ce formateur d’entreprise, situé dans la région d’Angers, a expérimenté de nombreuses pédagogies : aujourd’hui, il a étudié l’apprentissage profondément autonome et l’éducation positive (tel que développé par Faber et Mazlish). Son principe aujourd’hui : que les souhaits de ses enfants guident l’apprentissage. « Je n’enseigne rien ou presquerien, ils sont, bien sûr, enthousiastes, ludiques, imitateurs, et pour la petite chose qu’on leur laisse agir, c’est très surprenant. »

Tout en reconnaissant que cette approche « nécessite beaucoup de travail sur eux-mêmes » , alors que les enfants apprennent différemment de l’école, il sait combien ils sont peu à peu sur ce qu’ils veulent faire de leur vie. « À l’âge de huit ans et demi, mon aîné ne savait pas encore lire, mais un jour il a eu un clic, et il a lu plus de 2000 pages », explique-t-il, convaincu de la nécessité de respecter le rythme naturel des enfants : « C’est comme marcher, il n’y a pas de bon moment, et quand ça commence, c’est imparable. »

Dans la vie quotidienne, le lieu de jeu est crucial pour organiser l’apprentissage. « Au début, notre organisation était très instable, quitter l’école c’est sortir d’un conditionnement pour un autreenvironnement. Nous avons temporairement embauché quelqu’un pour nous aider à être avec eux, elle n’a pas enseigné, mais a compté sur les situations quotidiennes pour leur enseigner beaucoup de choses. Depuis cette année, ils sont hébergés deux jours par semaine dans une école Montessori qui accueille les enfants de l’éducation en tant que famille. La recherche de vos marques prend donc du temps et de la confiance. Nous n’avons pas vécu de cette façon depuis deux ans, mais aujourd’hui je sens que nous pouvons tout leur apprendre ! « explique l’entraîneur heureux de voir comment ils apprennent à compter en jouant au Lego ou en approchant l’histoire et la géographie à travers la paléontologie. « On apprend, si vous êtes excité , vous apprenez dix fois plus vite si vous ne décidez pas, donc les conditions sont monstrueuses !

Pour suivre les programmes, il a consulté attentivement les brochures du site national de l’éducation et, avec sa femme, artiste et artiste visuel, a adapté les approches domestiques. Depuis son emprisonnement, il a donné la priorité aux jeux éducatifs : « Ils s’enseignent, s’amusent. Cela nous fait une heure de leçons formelles par jour, cela fait le travail, et cela correspond à ce qu’ils veulent apprendre », explique Nicolas Hennion, qui doit continuer à former en famille un certain nombre de règles, en commençant par la relation au temps : « Il faut d’abord comprendre la différence entre les le temps pour les enfants et le temps pour les parents pendant lequel nous ne sommes pas disponibles. De 20h30-21h il est hors de question qu’ils sortent du lit, s’ils ont peur, nous faisons un câlin, mais ce n’est pas sans limites ! Respect des emplois aussi, signalé par un bouton rouge dans les escaliers quand un parent est occupé : « Notre bureau est en place, donc c’est assez clairgestion visuelle ». Sans parler des contrats conclus avec ses enfants sur la ritualisation du temps de travail »  : « Ensemble, nous définissons quand nous le faisons et à quelle fréquence ».

Gérer les tensions différemment

Pour lisser les relations parents-enfants et éviter autant que possible les tensions, il n’hésite pas à utiliser des méthodes agiles pour apprendre des rituels tels que le rituel de latence : « Quand nos fils étaient plus jeunes, nous avons conçu un grand tableau blanc où tout ce qu’il faut faire à la fin de la journée : douches, lavage des dents, pipi, etc. — une série d’étapes qu’ils ont suivies avec des aimants ». La même chose pour les repas (poser la table, se débarrasser, marcher le chien, etc.), assez pour éviter les maux de tête. Et si les enfants pendent trop le soir, ce sont les histoires qui sautent : « Nous ne punissons jamais les enfants, mais ils savent que c’est une règle poursont avertis et ils acceptent les conséquences de leurs actes. »

Quand il s’agit de gérer l’accès aux écrans, les enfants ont un livre avec des cartes de cinémaautodessinées  : « Sans limite, les enfants demandent constamment, et c’est douloureux pour tout le monde. Avec ce cahier, ils choisissent quand regarder, ils gèrent leur « budget de temps », ils sont impliqués dans le processus… et même ont des billets bonus. Cela nous a permis de gérer le budget de l’écran immédiatement, à savoir trente minutes par jour. « À ce stade, pour les plus jeunes, il y a des minuteries qui nous permettent de voir le temps restant en couleur, très utile pour les plus petits.

Et les différends ? « Nos trois gars s’entendent bien, nous ne leur résistons jamais, nous ne les comparons pas, ils savent exprimer leurs sentiments… ça n’empêche pas les crises, mais ça aide à réguler ». À la table, àmoment des repas, « jeux et taux sont un bon outil pour soulager la tension ». Et quand ils sont vraiment dans un point culminant émotionnel, avec une grande colère, Nicolas Hennion essaie de désamorcer la chose avec humour ou, « Parfois, je me fâche et perds le contrôle, avec un fort sentiment d’impuissance, sur lequel je travaille aussi dans ma Balance. Je me garde aussi en sécurité », admet-il. Et s’il perd le contrôle, il ne manque jamais de discuter avec ses enfants, de s’excuser pour une réaction inappropriée et de montrer que ce n’était pas une solution pour crier…

Un autre outil utile en cas de tension est le « frustromètre ». « C’est une échelle imaginaire sur mon bras : quand ma main est sur le poignet, je suis Zen. Je suis en tension sur mon épaule. Cette méthode est très utile pour éviter les menaces, ils savent où ils se trouvent,Et vice versa… avec ce degré, je peux être à mi-chemin, ou au sommet. »

Les enfants sont-ils récompensés s’ils respectent bien les rituels ? Pas vraiment . Ou plutôt, cela fonctionne comme dans le jeu Happy Week : « Nous nous assurons qu’ils agissent pour la famille, et si nous voulons tous nous amuser ensemble, cela signifie une sortie de film, un bon dessert, etc. Ce qu’ils font individuellement, nous leur apprenons à agir pour eux-mêmes », explique Nicolas Hennion, avant de dire : « Je serai dans le Be capable à « rsquo ; a été éduqué à faire des choses pour les autres que j’ai passé toute ma vie à en sortir ».

Une belle heure de vie… que beaucoup aiment probablement se permettre !

Anne-Sophie Nove/ @SoAnn sur twitter

Pour aller plus loin

Quelques liens utiles pour explorer ces méthodes d’apprentissage et des ressources utiles pourtrouver :

  • Plaisir-d-Apprendre.com : Anne-Estelle et Stéphane avec leur fille en IEF (cours en famille), beaucoup d’étapes et autour de l’apprentissage amusant et de multiples intelligences
  • learn-reviser-memoriser.fr/category/jeux éducatifs qui offrent des jeux téléchargeables gratuits pour réviser de manière ludique ce que l’on voit à l’école
  • Apprendreaeduquer.fr bons conseils pour accompagner les enfants
  • ApprendsMoiautrement.fr : une mère qui fait l’école à la maison et offre une formation dans ce sens. Cours classiques pour « école à domicile » avec progression Montessori ou pédagogies alternatives
  • Site Web Apprendre en liberté
  • L’association Créer votre école et le site Educ France pour le suivi des alternatives
  • Le livre Tous Enthusites d’André Stern
  • Le documentaire sur toutes les familles qui y ont fait ce choix.

Parmi leurs outils indispensables :

  • Multimalin, onconjugations et multiplications
  • Une ardoise et une craie
  • Lettres mobiles Montessori
  • La phrase de « Ce n’est pas sorcier », la Bible !
  • Documentaire Planet sur Netflix, moments de qualité

Sélection spéciale de confinement :

  • Une liste collaborative utile pour trouver des tonnes de ressources
  • Ne sortez pas, toutes les ressources gratuites du moment
  • éduquer différemment, confinement de sélection spéciale
  • A voir : un conf enfants avec Vincent Houba sur la communication à domicile dans ces temps limités :

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