|
|
|||||
|
Proposer un papier
Vendre ou acheter
Auteurs de fiction
Nos Tags
inscription newsletter
|
Tennis, Wimbledon : à défaut d'être uniquement tondue ou fumée, l'herbe s'apprivoise pafois !Marre ! Oui, assez de voir ces « pantouflards » du fond de court, ces « analphabètes » du filet prendre, au pays de Sa Majesté, le meilleur sur les authentiques joueurs de gazon…
Le tennis n’échappe pas - évidemment - à cette standardisation qui s’invite insidieusement jour après jour dans notre monde moderne. Mimétisme dans l’attitude générale sur un terrain, dans la gestuelle des coups : "une suite d’échanges brutaux cadencés à un rythme soutenu !". Un jeu stéréotypé et aseptisé ne faisant plus la part belle aux "attaquants" (propension à aller instinctivement vers l'avant), aux audacieux. On se prend à regretter, en banlieue londonienne, les colères légendaires et savamment orchestrées de Big Mac (John McEnroe), les plongeons spectaculaires, faussement improvisés, au filet de « Boum-Boum » Becker, les incessants assauts éthérés et chorégraphiques d'Edberg (Stéfan pour les intimes). Sans oublier l’ère impériale de Pete Sampras ni la parenthèse Agassi, l’homme qui retourne plus vite que son ombre !
Souvenons-nous de toute cette armada australienne chérissant les verts pâturages : "Rod Laver, Pat Cash, Patrick Rafter, Kevin Curren…". Un tennis voué historiquement à l'offensive (service-volée), une signature endémique tutoyant l'audace et l'élégance. En résumé, une intense félicité pour le regard !
Vade retro, « Nadalas »…
Il va de soi que je pointe du doigt en filigrane dans cet article une certaine école sportive. Une approche musclée et hispanique sur l’art de manier la raquette. S’il est tout à fait légitime d’apprécier Rafael Nadal sur la terre « maltraitée » de Roland Garros : son domaine de prédilection où ses biceps de camionneur et frappes de mule font merveille, il est tout de suite plus difficile de s’énamourer de ce style estampillé "brique pilée" outre-Manche. Il lui manque un petit quelque chose qui fait toute la différence chez nos amis anglais : « la classe ». J’ose affirmer qu’il y doit sa réussite passée plus à son « étonnante » vélocité qu’à une réelle faculté d’adaptation sur cette surface ! Il est aussi plaisant à regarder dans ce contexte bucolique qu’un Gérard Depardieu en tutu singeant du haut de ses pointes douloureuses « Le Lac des cygnes » de Tchaïkovski ! Marre ! Oui, assez de voir ces « pantouflards » du fond de court, ces « analphabètes » du filet prendre, au pays de Sa Majesté, le meilleur sur les authentiques joueurs de gazon…
Et s’il n’en restait qu’un, ce serait Roger Federer bien sûr ! Un surdoué qui a su imposer ses roustes éclectiques sur toutes les surfaces de la planète. Une carte de visite impressionnante convoitée non seulement par Nadal, mais également par un certain Andy Murray : Ecossais et clone technique de Roger. Une sérieuse dissidence dans le face à face que se livrent aujourd’hui l’Espagnol et le Suisse.
Non, le tennis des audacieux n’est peut-être pas tout à fait mort ! Fabien Ivergneau (Mons, Belgique)
Ajouter un commentaire
Dans la même rubrique
Politique | Société | Culture | La vie des gens | Internet-Multimédia-Sciences | Loisirs-Conso | Sports | Economie-Finance | Télévision | Revue de presse | Dessin du jour | Horoscope | Vos vidéos |
S'identifier
Web sélection
|
|||
|
© Votre Journal - Reproduction interdite, sauf autorisation explicite
|
|||||

Prix littéraire Marie Claire : le dossier complet

Facebook
MySpace
Twitter
LinkedIn
Viadeo
Scoopeo
Votre webTV
