tabassage...
« Passer à tabac » : frapper quelqu’un avec violence et de manière répétitive.
Le « tabac » en question est à comprendre dans le sens d’une « série de coups ». Ce mot vient du verbe « tabasser », un synonyme familier de « frapper ». Logiquement, il aurait dû s’écrire « tabas », mais un « c » est venu remplacer le prévisible « s ». Et cela crée naturellement une confusion avec le « tabac » que l’on fume, mot qui vient de l’espagnol « tabaco ».
« Passer à tabac » possède une origine historique. Au 19ème siècle, le chef de la brigade de sûreté de la police parisienne était un certain François Vidocq. Les aventures de ce bagnard devenu policier ont été racontées à la télévision dans les années 70.
Les inspecteurs de cette brigade avaient mauvaise réputation. Selon les rumeurs qui circulaient à l’époque, ils n’hésitaient pas à aller jusqu’à frapper les suspects qu’ils interrogeaient pour leur faire avouer leurs crimes. Et lorsqu’un policier avait réussi à faire craquer un suspect de cette façon bien peu recommandable, l’histoire dit qu’on lui mettait discrètement dans la poche un paquet de tabac pour le féliciter. De là serait née l’expression « passer à tabac », qui aurait donné « tabasser ».
Étymologiquement, Le verbe « tabasser » a une longue histoire. Au 13ème siècle, on disait « tabaster ». Puis au 15ème siècle est apparu le mot « tabust » signifiant « bruit », « tumulte ». « Tabaster » s’est alors transformé en « tabuster » : « frapper en faisant du bruit ». C’est au début du 19ème siècle que « tabuster » est finalement devenu « tabasser ».
Un « coup de tabac » : dans le langage marin, orage violent et soudain.
L’expression met l’accent sur les vagues de la mer déchaînée qui frappent contre la coque du bateau.
« Faire un tabac » : avoir beaucoup de succès, en parlant généralement d’une pièce de théâtre.
Le « tabac » désigne les applaudissements qui retentissent à la fin d’une représentation. On peut aussi penser aux spectateurs qui tapent des pieds tout en applaudissant pour montrer leur enthousiasme.
Vous voyez, tout cela n'a rien à voir avec la cigarette ! Des expressions à consommer sans modération, donc...
Olivier Schopfer (Genève, Suisse)
chroniqueur sur Radio Cité : "Le français qu'on cause"
Le « tabac » en question est à comprendre dans le sens d’une « série de coups ». Ce mot vient du verbe « tabasser », un synonyme familier de « frapper ». Logiquement, il aurait dû s’écrire « tabas », mais un « c » est venu remplacer le prévisible « s ». Et cela crée naturellement une confusion avec le « tabac » que l’on fume, mot qui vient de l’espagnol « tabaco ».
« Passer à tabac » possède une origine historique. Au 19ème siècle, le chef de la brigade de sûreté de la police parisienne était un certain François Vidocq. Les aventures de ce bagnard devenu policier ont été racontées à la télévision dans les années 70.
Les inspecteurs de cette brigade avaient mauvaise réputation. Selon les rumeurs qui circulaient à l’époque, ils n’hésitaient pas à aller jusqu’à frapper les suspects qu’ils interrogeaient pour leur faire avouer leurs crimes. Et lorsqu’un policier avait réussi à faire craquer un suspect de cette façon bien peu recommandable, l’histoire dit qu’on lui mettait discrètement dans la poche un paquet de tabac pour le féliciter. De là serait née l’expression « passer à tabac », qui aurait donné « tabasser ».
Étymologiquement, Le verbe « tabasser » a une longue histoire. Au 13ème siècle, on disait « tabaster ». Puis au 15ème siècle est apparu le mot « tabust » signifiant « bruit », « tumulte ». « Tabaster » s’est alors transformé en « tabuster » : « frapper en faisant du bruit ». C’est au début du 19ème siècle que « tabuster » est finalement devenu « tabasser ».
Un « coup de tabac » : dans le langage marin, orage violent et soudain.
L’expression met l’accent sur les vagues de la mer déchaînée qui frappent contre la coque du bateau.
« Faire un tabac » : avoir beaucoup de succès, en parlant généralement d’une pièce de théâtre.
Le « tabac » désigne les applaudissements qui retentissent à la fin d’une représentation. On peut aussi penser aux spectateurs qui tapent des pieds tout en applaudissant pour montrer leur enthousiasme.
Vous voyez, tout cela n'a rien à voir avec la cigarette ! Des expressions à consommer sans modération, donc...
Olivier Schopfer (Genève, Suisse)
chroniqueur sur Radio Cité : "Le français qu'on cause"

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