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Vendredi 10 Septembre 2010
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SOS FAIM : non, ne soyez pas charitable !

Pour ceux qui meurent de faim, que faire ? La charité ? Non. Voilà pourquoi...



SOS FAIM : non, ne soyez pas charitable !
SOS FAIM n’est pas la énième amorce miraculeuse d’un organisme financier, mais celle d’une institution censée pallier la faim dans le monde : voir son site en cliquant ici.

« Luttez contre la faim, soutenez les pays du Sud ! ». Une injustice ? Oui. Une fatalité ? Non ! Des solutions existent… »

Des solutions… certainement ! Arrêtons une fois pour toute cette hypocrisie latente qui consiste à solliciter par de racoleuses brochures - pour une fois, on a évité le petit pansu larmoyant ! - l’âme charitable des différents destinataires. Ce n’est pas en quémandant l’aumône chez les particuliers, dont certains ont de plus en plus de mal à répondre présent à l’appel du consumérisme et connaissent de ce fait 'également' les affres de l’infortune, que nous éradiquerons l’insatiabilité d’un continent qui se meurt, mais en instaurant une véritable politique consensuelle digne de ce nom. Il s’agit peut-être tout d’abord de commencer par une répartition équitable des richesses. Le commerce équitable, très tendance paraît-il ! On ne joue pas à la loterie avec la vie des gens niavec leur estomac, convoiter d’hypothétiques oboles par voie épistolaire ne réglera pas définitivement le problème. Il faut une prise de conscience collective (politique consensuelle susmentionnée), sans tabou ni œillère.
Nous n’avons pas choisi notre hémisphère, ce qui n’empêche pas les philanthropes domestiques ou couillons payeurs sédentaires (faites votre choix), d’être néanmoins compatissants face à la souffrance d’autrui et de se sentir parfois impuissants, voire désarmés, devant ce théâtre d’iniquité ; une récurrence culpabilisante à l’approche des fêtes. Merci, petit dépliant…

Quand on cherche, on trouve ! « Yes, we can ! », pour plagier un métis heureux. On l’a bien vu avec Dexia et Fortis, substituons les denrées alimentaires par des produits bancaires, nos affamés du Sud auront peut-être une chance d’être « enfin » entendus en haut lieu. Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous...

Progrès, avez-vous dit, comment écrivez-vous cela ?


Fabien Ivergneau (Namur, Belgique)







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