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Paris dort-t-il ?

Quand il est question de passer un weekend dans une ville dynamique et festive, Paris n’apparaît plus vraiment en tête de liste. Les jeunes curieux lui préfèrent Istanbul, Berlin ou encore Barcelone, réputées pour leur lieux alternatifs, qui mêlent art contemporain et ambiances underground. Pourquoi cette réputation de ville coincée ?



par Lisa Ravine
par Lisa Ravine
Paris souffre en effet d’insuffisances en termes de vie festive et nocturne. Les nuisances sonores étant l’objet de sévères sanctions judiciaires, les établissements parisiens et différents lieux de fête sont limités dans leurs activités et les fêtards ont la désagréable habitude d’être rappelés à l’ordre dans la rue, sous prétexte de ne pas gêner les riverains. Or, la présence de lieux festifs est bien souvent liée à la vie artistique, en particulier contemporaine, les deux étant souvent issues d’une culture souterraine et souvent subversive avant d’être institutionnalisée par le consensus.

Il n’y a qu’à voir le lien quasi systématique qui existe entre comportements festifs et expression contemporaine dans les lieux désaffectés (usines, squats, entrepôts) que la jeunesse s’approprie pour projeter une vision nouvelle du monde qui n’a pas sa place dans des lieux trop chargés historiquement. Ces métamorphoses impulsent du renouveau culturel à des pays qui n’ont pas peur de la contradiction et attirent les touristes venus se laisser surprendre.

A ce titre, la reconversion du four d’acier de Budapest, le Szimpla Kert, ancienne usine transformée en centre artistique, celle de la mine à charbon « Carl » dans la Ruhr où sont constamment organisés concerts, fêtes et ateliers, ou encore le musée Tate Modern de Londres, ancien office de centrale électrique la ‘Bankside’, où sont exposés de jeunes artistes, sont des exemples éclatants. La Russie voit également exploser ce genre de métamorphoses.

Paris dort-t-il ?
Si quelques initiatives empêchent Paris de tomber dans une torpeur totale, la capitale offre néanmoins une résistance certaine à ce genre de manifestations. En France, l’art semble réifié, éternellement ancré dans le passé, constamment exposé dans les mêmes cadres, phénomène auxquels certains donnent le nom de muséification. De récents exemples, tels que l’Hôtel de la Marine, cristallisent cette tension constante entre ancien et renouveau : quand certains veulent construire un musée de l’histoire de France, d’autres proposent d’en faire un espace dédié aux métiers d’art.

Pourtant, les quelques exemples de succès devraient encourager les autorités à aménager davantage d’espaces dédiés à l’art contemporain, et plus largement, à la création. La Gaîté Lyrique, ancien théâtre à l’abandon reconverti en lieu de création ou encore Monumenta, l’événement exposant le Léviathan d’Anish Kapoor, attirent sont lot de visiteurs, curieux d’assister à de nouvelles formes d’art et désireux de renouveler leur vision du monde.

Lisa Ravine (Paris)

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