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 <title>Le blog-notes d'Emma 2B</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de la journaliste et écrivain Emmanuelle de Boysson.]]></subtitle>
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 <updated>2010-03-11T18:56:10+01:00</updated>
  <entry>
   <title>Les trois lilas de l'édition</title>
   <updated>2010-03-11T13:05:00+01:00</updated>
   <id>http://www.votrejournal.net/Emma2B/Les-trois-lilas-de-l-edition_a80.html</id>
   <category term="Actus personnelles" />
   <published>2010-03-11T13:04:00+01:00</published>
   <author><name>Emmanuelle de Boysson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Première sélections de l’académie Lilas pour les trois prix qui seront remis le 8 avril 2010 à la Closerie des Lilas       <br />
              <br />
       Lilas de l’éditrice :       <br />
              <br />
       - Liana Lévi (éditions Liana Lévi)        <br />
       - Véra Michalsky (Groupe Libella : Noir sur Blanc, Phébus, Buchet Chastel)       <br />
              <br />
       Pour tout savoir sur elle :       <br />
       http://www.telerama.fr/livre/21953-l_h__riti__re.php       <br />
       http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1359Michalski.html       <br />
       http://www.lexpansion.com/economie/vera-michalski_18055.html       <br />
       et plein d’articles encore (L’hebdo, Point de vue … )       <br />
              <br />
       - Anne-Marie Métailié (éd. Métailié)       <br />
       - Isabelle Gallimard (Mercure de France)       <br />
       - Isabelle Laffont (Lattès)       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Lilas de l’attachée de presse :       <br />
              <br />
       Brigitte Béranger (Lattès)       <br />
       Claudine Lemaire (indépendante)       <br />
       Elodie Deglaire (Grasset)       <br />
       Soizic Molkou (Flammarion)       <br />
       Brigitte Semler (Belfond)       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Lilas de la libraire       <br />
              <br />
       Nathalie Iris (Mots en marge, 11 pl Liberté 92250, La Garenne Colombes  .01 42 42 85 56)       <br />
       Michèle Chadeisson (Librairie Texture, 94 avenue Jean Jaurès 75019 Paris 01 42 01 25 12)       <br />
       Diane Schittenhelm, L’Escale littéraire, 120 Boulevard du Montparnasse 75014 Paris,        <br />
       01 43 20 63 70       <br />
       Anne Martelle  librairie martelle, 3 r Vergeaux 80000 AMIENS, tel : .03 22 71 54 54       <br />
       Marianne Ferrer Le grenier d’abondance, 38 r Auguste Moutin 13300 SALON DE PROVENCE       <br />
       .04 90 58 36 40        <br />
       Maya Flandin, Vivement dimanche, 4 r Chariot d'Or 69004 LYON, 04 78 27 44 10        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.votrejournal.net/Emma2B/Les-trois-lilas-de-l-edition_a80.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Deuxième sélection  prix Closerie des Lilas</title>
   <updated>2010-03-11T10:13:00+01:00</updated>
   <id>http://www.votrejournal.net/Emma2B/Deuxieme-selection-prix-Closerie-des-Lilas_a79.html</id>
   <category term="Actus personnelles" />
   <published>2010-03-11T10:12:00+01:00</published>
   <author><name>Emmanuelle de Boysson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Communiqué de presse –11 mars 2010       <br />
       DEUXIEME SELECTION DU PRIX LILAS 2010       <br />
       Les membres du jury du Prix Lilas 2010 se sont réunis mercredi 10 mars à la Closerie des Lilas.       <br />
       Jury 2010 : Elisateth Barillé, Anne Consigny, Adélaïde de Clermont Tonnerre, Justine       <br />
       Lévy, Julia Kristeva, Clara Dupond Monod, Véronique Ovaldé, Audrey Pulvar, Daphné       <br />
       Roulier       <br />
       Jury permanent : Emmanuelle de Boysson (présidente du jury), Tatiana de Rosnay (viceprésidente),       <br />
       Carole Chrétiennot, Jessica Nelson, Stéphanie Janicot.       <br />
              <br />
       Une deuxième sélection a été établie       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Yasmine Ghata, Les muettes, Fayard       <br />
       Kéthévane Davrichewy, La mer noire, Sabine Wespieser       <br />
       Cloé Korman, Les Hommes-couleurs, Seuil       <br />
       Véronique Bizot, Mon couronnement, Actes sud       <br />
       Alizé Meurisse, Roman à Clefs, Allia       <br />
       Elisabeth Filhol, La Centrale, POL</span>       <br />
              <br />
       Le Prix Lilas 2010 sera remis lors de la soirée des Prix de la Closerie des Lilas,       <br />
       le 8 avril 2010 à partir de 20h00.       <br />
              <br />
       Le Prix Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont       <br />
       l’ouvrage paraît à la rentrée de janvier. La vocation de ce prix est de promouvoir la       <br />
       littérature au féminin. Le Prix Lilas 2009 a été décerné à       <br />
       L’Académie Lilas, formée des membres des jurys 2007, 2008 et 2009, rendra hommage       <br />
       aux métiers du Livre en décernant les Lilas du Livre : Le Lilas de l’éditrice, le Lilas de       <br />
       l’attachée de presse, le Lilas de la libraire.       <br />
              <br />
       http://prixlilasblog.over-blog.com/article-28609812.html>       <br />
       http://www.myspace.com/prixlilas       <br />
       La lauréate sera l’invitée privilégiée de la Closerie des Lilas pour une année, pour un montant       <br />
       de 3 000 euros.       <br />
       La Maison Montblanc liée à l'écriture depuis ses origines, remettra à la lauréate du Prix Lilas un stylo       <br />
       plume Edition limitée Ingrid Bergman, corps en résine noire, capuchon en laque couleur nacré guilloché,       <br />
       ornée d’une améthyste, plume en or, en hommage aux femmes, des femmes célèbres, entreprenantes,       <br />
       passionnées, des femmes comme la gagnante du Prix Lilas.       <br />
       Fidèle à ses racines féminines et d’avant-garde, la Maison Veuve Clicquot Ponsardin qui décerne le       <br />
       Prix Veuve Clicquot de la Femme d’Affaires depuis 1972, est très fière d’être associée à la nouvelle       <br />
       édition du Prix littéraire réservée aux auteures. La lauréate se verra remettre un jéroboam de la Grande       <br />
       Dame, cuvée de prestige de la Maison. Ce divin nectar viendra également couronner son succès.       <br />
       Contact presse :       <br />
       Marie Jacquier       <br />
       06 13 54 60 12       <br />
       jacquier@bureaujm.com
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Nous les bons vivants, raz le bol des rabat joie</title>
   <updated>2010-02-16T21:27:00+01:00</updated>
   <id>http://www.votrejournal.net/Emma2B/Nous-les-bons-vivants,-raz-le-bol-des-rabat-joie_a78.html</id>
   <category term="Actus personnelles" />
   <published>2010-02-16T21:24:00+01:00</published>
   <author><name>Emmanuelle de Boysson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Claude-Henry du Bord et Emmanuelle de Boysson
« Nous, les bons vivants.
Raz le bol des rabat joie »     <div>
             <br />
       			          <br />
              <br />
              <br />
       Editions Le Rocher, 23 avril 2010        <br />
              <br />
              <br />
       Nous vivons dans un monde de plus en plus puritain, jalonné d’interdits : de fumer, de boire de l’alcool, de manger trop gras, trop salé, trop sucré, de dire ce qu’on pense, d’utiliser sa voiture, de gaspiller de l’électricité… Cancer, réchauffement climatique, manque d’énergie, inondations… L’Etat et les prédicateurs ne cessent de nous faire peur au point que nous sommes passés à une morale de privation, d’ascèse où le politiquement correct est érigé en loi, au lieu de profiter des plaisirs simples de la vie. L’homme du XXIe siècle veut durer d’autant plus vieux qu’il se sera toute sa vie privé de Havane, de confit, de rognons sauce Madère, d’Armagnac, de faisan arrosé de Nuits-Saint-Georges… Peut-être finira-t-il centenaire, mais sans rien pouvoir transmettre de la joie que procurent ces « excès » fortement déconseillés. Avons-nous tous envie de mener une vie sinistre ? Pourquoi ce glissement, ce renversement ?       <br />
       Cet essai grand public et polémique se veut un coup de gueule ! A partir de la vie de grands artistes et personnages bons vivants (Dumas, Balzac, Flaubert, Churchill…), nous nous interrogeons sur les causes de cette crainte de vivre : influence du néo-puritanisme américain, culpabilité, inculture, désinformation, stress, écologie militante, malbouffe, influence de scandales alimentaires, mais aussi toute puissance de l’Etat. Nous montrons que cette nouvelle religion conduit à des aberrations, des dérives, des outrances, qu’elle favorise un marché juteux et qu’elle a des répercussions sur nos comportements (ségrégation des fumeurs, affiches sans cigarettes…). Cette réflexion permettra de se demander pourquoi le bon vivant n’incarne plus un exemple à suivre et de montrer, par des témoignages de contemporains (restaurateurs, personnalités),  qu’il existe aujourd’hui un retour aux plaisirs de la bonne chère, du bon vin et de la convivialité que ces plaisirs suscitent.       <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.votrejournal.net/Emma2B/Nous-les-bons-vivants,-raz-le-bol-des-rabat-joie_a78.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>préselction lilas de l'éditrice de la libraire de l'attachée de presse</title>
   <updated>2010-02-03T19:10:00+01:00</updated>
   <id>http://www.votrejournal.net/Emma2B/preselction-lilas-de-l-editrice-de-la-libraire-de-l-attachee-de-presse_a77.html</id>
   <category term="Actus personnelles" />
   <published>2010-02-03T19:09:00+01:00</published>
   <author><name>Emmanuelle de Boysson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Première sélections de l’académie Lilas pour les trois prix qui seront remis le 8 avril 2010 à la Closerie des Lilas       <br />
              <br />
       Lilas de l’éditrice :       <br />
              <br />
       - Liana Lévi (éditions Liana Lévi)        <br />
       - Véra Michalsky (Groupe Libella : Noir sur Blanc, Phébus, Buchet Chastel)       <br />
              <br />
       Pour tout savoir sur elle :       <br />
       http://www.telerama.fr/livre/21953-l_h__riti__re.php       <br />
       http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1359Michalski.html       <br />
       http://www.lexpansion.com/economie/vera-michalski_18055.html       <br />
       et plein d’articles encore (L’hebdo, Point de vue … )       <br />
              <br />
       - Anne-Marie Métailié (éd. Métailié)       <br />
       - Isabelle Gallimard (Mercure de France)       <br />
       - Isabelle Laffont (Lattès)       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Lilas de l’attachée de presse :       <br />
              <br />
       Brigitte Béranger (Lattès)       <br />
       Claudine Lemaire (indépendante)       <br />
       Elodie Deglaire (Grasset)       <br />
       Soizic Molkou (Flammarion)       <br />
       Brigitte Semler (Belfond)       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Lilas de la libraire       <br />
              <br />
       Nathalie Iris (Mots en marge, La Garenne Colombes)       <br />
       Michèle Chadeisson (Librairie Texture, 94 avenue Jean Jaurès 75019 Paris)       <br />
       Libraire de Chartres       <br />
       Escale littéraire, 120 Boulevard du Montparnasse 75014 Paris       <br />
              <br />
       Et, déjà sélectionnées, l’an dernier :       <br />
       Anne Martelle Amiens       <br />
       Le grenier d’abondance, Salon de Provence       <br />
       Maya Flandin, Vivement dimanche, Lyon       <br />
              <br />
              <br />
       Le salon d’Emmanuelle       <br />
              <br />
       	Comme les Précieuses dans leurs ruelles, je reçois tous les matins allongée sur mon lit. Mes invités s’assoient selon leur rang sur des crapauds, des chaises, des tabourets ou les carreaux. Les cavaliers s’appuient à la balustrade et nous conversons, nous parlons de poésie, nous jouons aux bouts-rimés, au cœur volé, à la chasse à l’amour. Mes invités ont l’élégance de déposer devant ma porte leurs dernières créations, lettres, billets doux, libelles ou mazarinades. Certains de ces cadeaux sont empoissonnés. Quand la couverture vante : un million d’exemplaires vendus, je me méfie. Ce n’est ni le poids ni les chiffres encore moins la médiatisation qui font la qualité d’un texte. J’ai plutôt tendance à privilégier les maigres, les discrets, ceux qui sentent le bon fumet. C’est à travers « La blessure et la soif », que Laurence Plazenet (Gallimard) m’est apparue comme une amie, que mon cœur s’est emballé pour « Le moins aimé », de Bruno de Cessole (La Différence), deux auteurs qui se coulent merveilleusement dans une langue raffinée, celui que je retrouve dans « Ecris-moi si tu m’aimes encore »,  (Bayard), une correspondance amoureuse entre deux inconnus. Pourquoi aujourd’hui tant de livres inutiles et bâclés ? En compagnie de mon cher cardinal de Retz, je suis une frondeuse, la complice d’Arhénice, de Ninon de Lenclos, de Melle de Scudéry ou de madame de Sablé ces initiatrices de l’art pour l’art, folles de La Carte du Tendre et du mariage à l’essai. Mais ce siècle a ce qu’il mérite : la platitude de ses petits marquis, l’étalage indiscret de vertus supposées ou d’actes que la morale réprouve et surtout la fadeur sans nom d’une inculture généralisée.         <br />
       Emmanuelle de Boysson       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.votrejournal.net/Emma2B/preselction-lilas-de-l-editrice-de-la-libraire-de-l-attachee-de-presse_a77.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>le jury prix de la Closerie</title>
   <updated>2010-01-24T19:48:00+01:00</updated>
   <id>http://www.votrejournal.net/Emma2B/le-jury-prix-de-la-Closerie_a76.html</id>
   <category term="Actus personnelles" />
   <published>2010-01-24T19:45:00+01:00</published>
   <author><name>Emmanuelle de Boysson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le nouveau jury tournant du Prix de la Closerie des lilas se compose d’Audrey Pulvar, de Daphné Roulier, de Justine Levy, d’Anne Consigny, de Clara Dupont-Monod, de Julia Kristeva, de Véronique Ovaldé, d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre et d’Elisabeth Barillé auxquelles s’ajoute le jury permanent (les fondatrices : S. Janicot, T. de Rosnay, C. Chrétiennot, J. Nelson et E2B). Avant la première réunion, le 20 janvier, nous avions décidé d’éliminer les romans de romancières trop médiatisées. A quoi sert un prix littéraire si ce n’est de mettre en lumière un auteur peu connu ? Le jury a donc lu tous les romans de femmes qui sortent entre janvier et mars (au moins une quarantaine de textes !). Notre liste, trop longue pour l’instant (17 romans), n’est pas officielle. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.votrejournal.net/Emma2B/le-jury-prix-de-la-Closerie_a76.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Première liste non officielle des romans que les membres du jury du Prix de La Closerie des Lilas aiment.</title>
   <updated>2010-01-21T11:49:00+01:00</updated>
   <id>http://www.votrejournal.net/Emma2B/Premiere-liste-non-officielle-des-romans-que-les-membres-du-jury-du-Prix-de-La-Closerie-des-Lilas-aiment_a75.html</id>
   <category term="Actus personnelles" />
   <published>2010-01-21T11:48:00+01:00</published>
   <author><name>Emmanuelle de Boysson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
             <br />
              <br />
       •	Yasmine Ghata, Les muettes, Fayard       <br />
       •	Kéthévane Davrichewy, La mer noire, Sabine Wespieser       <br />
       •	Cloé Korman, Les Hommes-couleurs, Seuil       <br />
       •	Véronique Bizot, Mon couronnement, Actes sud       <br />
       •	Emmelene Landon, La tache aveugle, Actes sud       <br />
       •	Valentine Goby, Des corps en silence, Gallimard       <br />
       •	Fabienne Kanor, Anticorps, Gallimard        <br />
       •	Alizé Meurisse, Roman à Clefs, Allia          <br />
       •	Véronique Olmi, Le premier amour, Grasset        <br />
       •	Elise Fontenaille Les Disparues de Vancouver       <br />
       •	Valérie Zenatti, Les Ames Soeurs, L'Olivier       <br />
       •	Jakuta Alikavazovic, Le Londres Louxor, l'Olivier       <br />
       •	Elisabeth Filhol, La Centrale, POL        <br />
       •	Emmanuelle Pagano, L'Absence d'oiseaux d'eau, POL       <br />
       •	Julie Grelley, Anges, Albin Michel       <br />
       •	Pascale Gautier, les Vieilles, Joelle Losfeld       <br />
       •	Violaine Gillibert, L’écharpe blanche, Mercure de France       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.votrejournal.net/Emma2B/Premiere-liste-non-officielle-des-romans-que-les-membres-du-jury-du-Prix-de-La-Closerie-des-Lilas-aiment_a75.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Marc-Edouard Nabe court-circuite les libraires et les éditeurs. La fin de l'édition ?</title>
   <updated>2010-01-15T09:33:00+01:00</updated>
   <id>http://www.votrejournal.net/Emma2B/Marc-Edouard-Nabe-court-circuite-les-libraires-et-les-editeurs-La-fin-de-l-edition_a74.html</id>
   <category term="Actus personnelles" />
   <published>2010-01-15T09:32:00+01:00</published>
   <author><name>Emmanuelle de Boysson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
paru in BSG NEWS MAGAZINE     <div>
             <br />
       Marc-Edouard Nabe s’est longtemps saboté. Il a même écrit un livre qui s’appelle : Je suis mort. Son œuvre est une roulette russe. Il a écrit des chef-d’œuvres : on se souvient du Régal des vermines, paru chez Barrault en 1985. Couverture noire. Quel bordel il a mis dans le petit monde littéraire sur le plateau d'Apostrophes. Une bande de zélateurs le désigna comme notre nouveau Céline. Ce n’était pas complètement faux. A l’époque, il habitait rue de la Convention. Son voisin était un poète qui avait l’air de tenir sur pilotis : Michel Houellebecq. Il écrivait des poèmes genre désespéré. Nabe le regardait descendre ses poubelles. On connaît la suite. Les pilotis étaient plus solides que prévu. Un vrai bombardier. Le début du Vingt-septième livre, préface à la réédition du Régal résume la situation : « Je suis un loser, ce qu’on appelle un écrivain à insuccès, une sorte de worst-seller… J’ai complètement raté mon destin d’écrivain. J’ai écrit vingt-six livres inutiles : personne ne les a lus, ou si peu. Flops sur flops ». Alors que celui qui descendait mollement ses poubelles, en face, allait vendre des milliers d’exemplaires de deux ou trois romans encensés par une mystérieuse critique.        <br />
       Il y a un an, les éditions le Dilettante ont eu l’excellente idée de rééditer trois petits textes : Nuage, La Marseillaise et la préface du Régal. La Marseille est un modèle du genre. Billie Holliday, un exercice de haute volée d’admiration sublime. On se souvient aussi de ses sublimes textes de the Elonious Monk.       <br />
       Ce passionné de littérature, de Jazz, de peinture, de femmes et de lui-même, n’a pas publié depuis six ans.  Après les quatre volumes de son Journal intime, Nabe se contentait de vivoter grâce à sa peinture et à sa guitare. Mais il faut toujours se méfier des serpents qui dorment. Le trublion des lettres vient de faire un putsch. Après 27 livres édités aussi bien chez Gallimard qu'au Dilettante, il auto-publie son nouveau roman : L'homme qui arrêta d'écrire.  Un véritable pied de nez à l’édition. « J'en ai assez des éditeurs blasés et des libraires boycotteurs. J'ai imprimé mille exemplaires de ce roman, qu'on ne pourra commander que sur ma plate-forme, marcedouardnabe.com. Au lieu de toucher mes misérables 10 % de droits d'auteur, désormais, je serai à 70 % », déclare-t-il à l’Express (30% à l’imprimeur). Nabe se fout de vendre beaucoup : avec le peu qu’il vendra, il gagnera plus qu’en touchant un maigre avaloir (les tarifs sont à la baisse) et 10 % de droits d’auteurs. Le prix de son roman de sept cent pages ? 28 euros – à peu près le prix du dernier Sollers.  Vous pouvez le commander dès le 14 janvier, vous recevrez un livre avec une couverture élégante, papier bouffant, sans code-barres ni mention du prix.  De quoi s’agit-il ? Au cours d’une ballade dans le Paris des années 2000, Nabe tape sur Facebook, les boîtes échangistes, les conspirationnistes du 11 septembre, le milieu littéraire : BHL, Beigbeder, Philippe Katerine, Pierre Lescure... Risque-t-il un procès ? A suivre. En tous cas, aucun éditeur ne l’a censuré.       <br />
       Nabe va plus loin : il a réussi – ce qui n’est pas de la tarte – à récupérer les droits de 22 de ses livres la plupart publiés aux Editions du Rocher. « Je me suis retourné contre eux et j'ai récupéré la propriété éditoriale de tous mes livres, car il n'existait pas le moindre contrat écrit, mes relations avec Jean-Paul Bertrand ayant été fondées sur la parole », raconte-t-il à L’Express qui précise que « Brigitte Bardot a achevé de convaincre les juges : la star révélait dans une lettre que c'était Nabe qui l'avait mise en relation avec les Editions du Rocher, dont elle allait assurer la fortune avec un livre de souvenirs vendu à plus de 200 000 exemplaires... Mieux encore : la maison a accepté de livrer au romancier les stocks restants de tous ses livres (…) Nabe, de surcroît est parvenu à arracher les droits de Je suis mort, jadis publié par Gallimard, et de son fameux Régal des vermines. "Je les mets bien entendu en vente sur ma plate-forme, jubile-t-il. Surtout, je peux les rééditer quand je veux." »         <br />
       De là à ce que Marc Levy, Bernard Werber, Christine Angot ou Houellebecq se mettent à l’imiter, l’édition ne serait plus ce qu’elle est, ma bonne dame. L’auteur serait enfin maître à bord, il publierait ce qu’il veut, comme il veut et gagnerait des fortunes. Nabe est sûrement le premier d’une longue série d’écrivains qui en ont raz le bol de se faire gruger et que leurs livres ne restent que trois semaines sur les piles des libraires. Evidemment, pour gagner plus en travaillant moins, il vaut mieux être connu. Mais cette initiative pourrait bien marquer le début de la fin des intermédiaires. Seuls les livres resteront.        <br />
       Emmanuelle de Boysson       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.votrejournal.net/Emma2B/Marc-Edouard-Nabe-court-circuite-les-libraires-et-les-editeurs-La-fin-de-l-edition_a74.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Morgan Sportès « Sartre était un con utile »</title>
   <updated>2009-12-16T11:10:00+01:00</updated>
   <id>http://www.votrejournal.net/Emma2B/Morgan-Sportes-Sartre-etait-un-con-utile_a73.html</id>
   <category term="Actus personnelles" />
   <published>2009-12-16T10:45:00+01:00</published>
   <author><name>Emmanuelle de Boysson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
paru dans Service littéraire
Par Emmanuelle de Boysson et Anthony Palou.
Ecrits et chuchotements
Le nain de Jardin, par Anthony Palou     <div>
             <br />
       Morgan Sportès est un écrivain à part. Proche de Guy Debord, la langue de bois n’est pas sa tasse de thé. A l’occasion de la sortie <span style="font-style:italic">d’Un aveu de toi à moi, </span>(Fayard), nous avons rencontré l’auteur, entre autres, de<span style="font-style:italic"> L’appât, </span>(Seuil) et <span style="font-style:italic">d’Ils ont tué Pierre Overney </span>(Grasset). Son roman est la rencontre entre un jeune journaliste à <span style="font-style:italic">Police magazine</span>, étudiant à Paris VII et Rubi, le père de sa petite amie, qui lui raconte son parcours atypique. En 1936, Rubi est partisan des républicains espagnols, avant de s’enrôler dans la résistance, puis au STO, avant la SS. Il déserte ; rattrapé, il subit une parodie d’exécution. Incarcéré à Dachau-Allach, il renfile l’uniforme SS… A travers ce destin d’un paumé, Sportès nous offre une réflexion brillante sur la complexité de l’histoire et la puissance des idéologies sur les faibles. Dans <span style="font-style:italic">Maos</span> (Grasset), déjà, il stigmatisait nos intellectuels soixante-huitards stipendiés par la CIA. C’est peu dire si, à Saint-Germain-des-Prés, il est marginalisé.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Tout est vrai ? Qui est Rubi ?        <br />
              <br />
       Morgan Sportès : Oui, ce livre est une reconstruction, mais je ne peux révéler son nom. Il est mort en 1994. Dans les années 50, il a publié chez Julliard un récit de sa vie travesti sous les défroques de l’époque napoléonienne.        <br />
              <br />
       Etes-vous ce jeune homme de vingt ans, le narrateur ?       <br />
              <br />
       M. P. : Oui, mais je donne le point de vue de l’étudiant que j’étais et qui ne connaît pas bien l’histoire de la seconde Guerre mondiale ; il est loin de se douter des magouilles entre Laval et Darlan. Je retrouve Rubi à 40 ans, il en a 60 ; je l’enregistre et j’écris le livre qu’il n’a pas pu mettre en forme. Ce qui est intéressant, c’est qu’il ne fait que des conneries, il se met dans des situations désespérées. Chaque fois qu’il est devant le mur de la mort, son instinct animal l’aide à s’en sortir. Sa désertion et Dachau lui sauvent la vie, c’est ça le paradoxe ! Il a l’intelligence de la lâcheté, comme Bardamu dans Le voyage au bout de la nuit. A quelques jours de la libération, il se réengage dans la Waffen SS ; c’est tragi-comique.        <br />
              <br />
       Qu’avez-vous voulu montrer ?       <br />
              <br />
       M. S. : Que lorsque l’histoire est vécue individuellement, on est dans l’incohérence. Il est facile, quarante ans plus tard, de la réécrire ; sur le coup, on n’y comprend rien.        <br />
              <br />
       Y a-t-il des points communs entre votre héros et celui des<span style="font-style:italic"> Bienveillantes </span>?       <br />
              <br />
       M. S. : Celui des <span style="font-style:italic">Bienveillantes</span> n’est pas crédible. Il sort d’une back-room homo de San Francisco. Littell pille la doc, Kafka et Dostoïevski. Rubi est réel, plus complexe, pas une figure de rhétorique. Un homme pris dans des jeux de pouvoir.         <br />
              <br />
       Comme les gauchistes dans <span style="font-style:italic">Maos</span> ?       <br />
              <br />
       M. S. : Exactement. Mai 68 n’a fait que participer à l’ultra libéralisme. La presse américaine se réjouissait que Cohn-bendit et les autres s’attaquent à de Gaulle qui remettait en cause le dollar. <span class="fluo_jaune">Dans ce jeu, Sartre était un con utile</span>. J’ai lu les mémoires d’un agent des services secrets hollandais qui a crée un parti maoïste. Les tracts étaient imprimés à la préfecture de police. Quand vous dites ça sur France culture, on vous traite de parano, de conspirationiste. Lorsque j’ai dit, dans une émission de Giesbert, à Kouchner : « Vous <span class="fluo_jaune">avez fumé le havane par les deux bouts : hier, avec Castro, aujourd’hui, avec Bush, vous n’êtes qu’un caniche de garde des Américains », il a hurlé : « Je n’ai pas été castriste ! </span>». Dans Qui mène la danse ? La CIA et la Guerre froide culturelle, Frances Stonor Saunders (Denoël), raconte comment les Américains ont soutenu des artistes de gauche, comme Jackson Pollock, contre des communistes, comme Picasso. <span class="fluo_jaune">Les nouveaux philosophes sont la queue de la comète de la guerre froide. </span>       <br />
              <br />
       Vous aimez souligner la complexité des situations…       <br />
              <br />
       M. S. : Ca dérange tout le monde. J’incarne la complexité du monde : <span class="fluo_jaune">mon père est un juif portugais d’Algérie, ma mère, une bretonne catholique tombée dans le délire paranoïaque antisémite</span>. Elle me traitait de sale petit juif, mais elle m’aimait quand même.        <br />
              <br />
       Vous ne mâchez pas vos mots sur les structuralo maoïstes…       <br />
              <br />
       M. S. : A Paris VII, on me traitait de réac parce que je lisais Chateaubriand et Balzac. Trente ans plus tard, ceux qui avaient été formés par Barthes étaient devenus critiques littéraires au <span style="font-style:italic">Monde </span>et à <span style="font-style:italic">Libé</span> ! D’après Sollers, le maoïsme serait une plaisanterie : pas en Chine ! Des millions de morts. Tous ces gens du Nouveau Roman et de <span style="font-style:italic">Tel Quel </span>étaient des réacs, ce sont les mêmes qui disaient en 68 : de Gaulle- SS. Des cons.        <br />
              <br />
       Que pensez-vous de la rentrée littéraire ?       <br />
              <br />
       M. S. : Dans un de ses premiers livres, sans ponctuation, Marie Ndiaye avait voulu faire du Joyce. Sollers lui a dit : « Avouez que vous m’avez copié ». Beigbeder est mignon quand il écrit que <span style="font-style:italic">l’amour dure trois ans</span>, c’est de son niveau. La seule aventure qu’il a eue, c’est d’être arrêté. Le livre est devenu une carte de visite pour passer à la télé. On est dans la société du spectacle.        <br />
              <br />
       Les livres qui vous ont marqués ?       <br />
              <br />
       M. S. : Proust, Céline, Malaparte, La littérature picaresque espagnole. Garcia Marquez. Tanizaki et Kawabata : il y a chez eux une telle profondeur d’ironie humaine.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Ecrits et chuchotements</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">GONFLEE.</span> Marie Ndiaye a reçu la bourse Jean Gattégno du CNL d’un montant de 50 000 euros après s’être incrustée à la villa Médicis. Si Eric Raoult charrie, elle a bien profité du système sur lequel elle tape. Comme Sartre qui est allé jusqu’à refuser le Nobel de littérature ou Julien Gracq, le Goncourt, le courage de cette expatriée aurait été de renoncer au Goncourt. A remarquer, dans le bouleversant « appel en faveur de Marie Ndiaye » du Monde.fr, il n'y a pas un seul auteur africain : eux savent. Les écrivains français tiennent leur nouveau Salman Rushdie !        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">ON CASSE LES PRIX.</span> Le jury France Télévisions a choisi de récompenser, Ce que je sais de Vera Candida » (L’Olivier) de Véronique Ovaldé. Le Prix Wepler - Fondation la Poste, a été remis à Lyonel Trouillot pour Yanvalou pour Charlie, (Actes Sud).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">LE SALON FAIT DEBANDER. </span>Hachette ne serait pas présent dans les allées du prochain salon du livre de Paris. Le début d’une déroute.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">TOUS AU PANTHEON. </span>Après Alexandre Dumas, Sarkozy veut panthéonier Camus qui aurait préféré le soleil d’Alger la blanche au lieu de ce sinistre monument désert.          <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">MALDONNE A L’INTERALLIE.</span> Yannick Haenel qui n’est pas journaliste a remporté le prix Interallié pour son Jan Karski, (Gallimard) que le jury du Médicis avait catalogué « essai ». Disons plutôt que l’auteur ne s’est pas privé de réécrire les mémoires de cet homme d’exception.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">MARCHER SUR LA ROUTE. </span>Olivier Bardolle veut racheter Ramsay. Le souci, c'est que l’actuel patron, Michel Scotto, propriétaire des chaussures San Marina, veut lui refiler le passif. Or Bardolle qui est un homme d'affaire et pas la moitié d'un con, se crispe. Il attend que Scotto étouffe pour récupérer la marque. Les auteurs maison n'ont toujours pas été payés et demandent en vain le détail de leurs ventes. Comme quoi, il est moins facile de tenir parole que de vendre des pompes.         <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">EN BAISSE.</span> Giscard. Gérard de Cortanze taille un short à Giscard, décidément en panne : lui qui se voyait président de l’Europe s’est ridiculisé avec son livre sur Diana et, en plus, Chirac vend cent fois plus que lui. Giscard en short au bord de la piscine, (Plon).        <br />
       Emmanuelle de Boysson       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Le nain de Jardin, par Anthony Palou.</span>       <br />
              <br />
       Civilement, Alexandre Jardin doit avoir 43 ou 44 ans. Mentalement, il en a 13 ou 14. Ce n’est pas un reproche, bien au contraire, plutôt une tare pleinement assumée. Une fois cet axiome posé, on peut y aller gaiement dans l’œuvre de l’auteur du <span style="font-style:italic">Zèbre. </span>Fanfan II annonce le bandeau face A de <span style="font-style:italic">Quinze ans</span> après. Face B, une pantoufle, un escarpin. Ca promet. De quoi s’agit-il ? Du retour au couple. Jardin, éternelle vareuse de marin d’eau douce sur le dos, a viré de bord. Fini le libertinage vaseux. Le quotidien est devenu son truc en plume. Coucher devant une machine à laver est aujourd’hui son fantasme, c’est son droit. <span class="fluo_jaune">Il jouit en regardant un robot multifonctions</span>. « Seul le défi du quotidien me fait bander », écrit-il. On devrait enfermer, un dimanche, les personnages de son dernier roman, Alexandre et Fanfan, chez Darty. Alexandre avait donc quitté Fanfan. On s’en fichait un peu. Bref, ils se retrouvent. A la bonne heure.        <br />
       <span style="font-style:italic">Quinze ans après</span> n’est pas mal écrit. Son dernier roman, comme les précédents, est un piège à souris. C’est soigné mais franchement idiot. Il mijote sur 354 pages comme un pot-au-feu. Sa tambouille littéraire sent le réchauffé, indigeste dès la troisième cuillerée. Le plus grand défaut d’un romancier est la démonstration. Incapable de suggérer, il ennuie le lecteur à force de lourdeur. Vingt ans qu’il nous ennuie à mourir avec ses histoires d’amour à réinventer. <span class="fluo_jaune">Qu’il le laisse tranquille, l’amour. L’amour ne se théorise pas. Il est comme le furet. Il est passé par ici, il repassera par là. </span>Jardin pense avoir de la fantaisie dans sa petite caboche d’écrivain alors qu’il n’a, en guise de plume, qu’un vieux pain rassis dans sa main qui lui sert à récurer ses vieilles casseroles sentimentales. Il sauce le nanan de ses succès antérieurs réinventant un genre peu ragoûtant : le roman cassoulet.        <br />
              <br />
       Anthony Palou       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.votrejournal.net/Emma2B/Morgan-Sportes-Sartre-etait-un-con-utile_a73.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Matzneff défend Polanski</title>
   <updated>2009-11-17T22:35:00+01:00</updated>
   <id>http://www.votrejournal.net/Emma2B/Matzneff-defend-Polanski_a72.html</id>
   <category term="Actus personnelles" />
   <published>2009-11-17T22:33:00+01:00</published>
   <author><name>Emmanuelle de Boysson</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
paru dans Service littéraire     <div>
      Matzneff défend Polanski.        <br />
              <br />
       Le dernier tome des Carnets noirs de Gabriel Matzneff (2007-2008) a été publié chez Léo Scheer en mars 2009. A l’heure où l’ordre moral tente d’imposer partout sa loi, nous avons rencontré cet écrivain qui paie son courage et sa liberté au prix fort, tout comme Polanski que les Américains ne vont pas tarder à cuisiner.       <br />
              <br />
       Propos recueillis par Emmanuelle de Boysson et Anthony Palou       <br />
              <br />
       Service littéraire : Que pensez-vous de l’affaire Polanski ?       <br />
              <br />
       Gabriel Matzneff : Je trouve scandaleux de mettre en prison un homme de soixante-seize ans. En Italie, il serait aux arrêts domiciliaires. Il est peu vraisemblable qu’un célèbre metteur en scène, jeune, plein de talent, entouré de jolies filles à Hollywood, ait eu besoin de droguer et d’enivrer une adolescente pour qu’elle lui tombe dans les bras. A mes yeux, l’imprescriptibilité est synonyme de vendetta, le contraire du droit. L’état français n’a-t-il vraiment aucun moyen légal d’empêcher qu’un de ses citoyens soit extradé ?       <br />
              <br />
       Avez-vous gardé les goûts littéraires de votre adolescence ?        <br />
              <br />
       Je n’éprouve aucune estime pour ceux qui ne restent pas fidèles à leurs amours et à leurs enthousiasmes d’adolescent. J’ai horreur du reniement. Vous pouvez comparer les auteurs que je cite dans mon journal d’adolescence, Cette camisole de flammes (1976) et ceux dont je parle dans Maîtres et complices (1994) : ce sont les mêmes.       <br />
              <br />
       Quels sont les écrivains qui vous ont influencé ?       <br />
              <br />
       Les présocratiques, Héraclite, Lucrèce, Horace, Le Satiricon, Sénèque, Saint Augustin. Au XVIIe siècle, La Rochefoucauld, Racine, Bossuet et les auteurs de Port Royal. Au XVIIIe, Casanova, l’abbé Galiani – ses lettres à madame d’Epinay sont géniales – Madame du Deffand. Byron, évidemment, a ébloui mes quinze ans : je me reconnaissais en lui. Puis : Dostoïevski, Flaubert, Schopenhauer, Nietzsche, Baudelaire et bien sûr, Alexandre Dumas dont les personnages sortent tout droit de Byron Au XXe, Thomas Mann, Chestov,  Montherlant, Cioran, Hergé. Je crois à la famille spirituelle : un artiste se grandit en rendant hommage à ses maîtres. Ceux qui renient sont toujours des seconds couteaux.        <br />
              <br />
       Quels souvenirs gardez-vous de Montherlant ?        <br />
              <br />
       J’ai connu le Montherlant d’après-guerre, c’était un homme sombre, amertumé ; il se croyait entouré d’ennemis. Quand j’avais le cafard, je téléphonais à Cioran : on buvait une bonne bouteille de Bordeaux, je repartais regonflé. Avec Montherlant, la conversation portait souvent sur ses livres, les acteurs de sa prochaine pièce, alors qu’avec Cioran ou Hergé, on pouvait passer des soirées sans parler boulot. Ils m’ont appris à vivre. Les auteurs qui ont une réflexion métaphysique ou spirituelle, qu’il s’agisse de La Rochefoucauld ou de Dostoïevski, vous apportent un supplément d’âme.        <br />
              <br />
       En 1983, lors de la sortie de Mes amours décomposés, il y a eu un clash quand vous êtes passé à Apostrophe…       <br />
              <br />
       Pivot m’invitait pour que je dise des coquineries… il adorait ça. Aujourd’hui, ce livre serait impossible à publier, les autres seraient lus par des avocats. Je suis très heureux d’avoir  livré ce que j’ai écrit. En 2005, Léo Scheer a réédité Les moins de seize ans : ça n’a pas fait un pli mais il est certain qu’Ivres du vin perdu ne serait pas édité aujourd’hui. L’auto censure est pire que la censure.        <br />
              <br />
       Vous n’aimez pas beaucoup le milieu littéraire.       <br />
              <br />
       J’y ai des amis, mais je ne fais partie d’aucun comité de lecture ou de rédaction et d’aucun jury. En revanche, je veille à ce que mes livres soient aussi beaux que possible. Je souhaite même qu’ils soient lus cent ans après ma mort. J’ai préféré ma liberté aux honneurs : je le paie. J’ai la faiblesse de croire que mon journal sera celui d’une vie d’homme dans sa nudité et ses péchés.       <br />
              <br />
       Que pensez-vous des jeunes auteurs ?       <br />
              <br />
       Ils devraient relire chaque soir quelques pages de la correspondance de Flaubert. Ce qui leur fait du tort, c’est ce que j’appellerais « le syndrome Beigbeder » : ils pensent que ce qui est important c’est de passer à la télé : l’essentiel est d’être vraiment ambitieux. J’ai bien aimé Mauvaise fille, de Justine Lévy (Stock), Claude, de Nathalie Rheims (Léo Scheer) et L’infante de Parme d’Elisabeth Badinter ( Fayard), sur le petit fils de Louis XV, un homme pieu et libertin - comme moi       <br />
              <br />
       E. de B. et A.P.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
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   <title>Marie Ndiaye</title>
   <updated>2009-11-17T22:37:00+01:00</updated>
   <id>http://www.votrejournal.net/Emma2B/Marie-Ndiaye_a71.html</id>
   <category term="Actus personnelles" />
   <published>2009-11-17T22:28:00+01:00</published>
   <author><name>Emmanuelle de Boysson</name></author>
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    <![CDATA[
     <div>
      Si Raoult charrie, Marie Ndiaye est gonflée, elle a reçu 50 000 euros du CNL. Etonnant : pas un auteur africain dans la liste du monde.fr. Ils savent!        <br />
       Le vrai courage aurait été comme Sartre quand il a refusé le Nobel, de renoncer au Goncourt. Ses propos n'en auraient eu que plus de poids.       <br />
       Ceci dit, je m'insurge avec tous les écrivains contre ce droit de réserve, signe d'un retour à l'orde moral.       <br />
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       Marie NDiaye et Elena Balzamo lauréates de la bourse Jean Gattégno du Centre national du livre       <br />
       3 novembre 2009       <br />
       Marie NDiaye : lauréate 2009 pour son oeuvre de création littéraire Elena Balzamo : lauréate 2009 pour sa traduction de la correspondance d’August Strinberg Nicolas Georges, président du Centre national du livre par intérim remettra la bourse Gattégno, le 17 septembre, à Marie NDiaye pour son oeuvre de création littéraire et à Elena Balzamo, pour sa traduction de la correspondance d’August Strinberg. D’un montant de 50 000 euros, la bourse Jean Gattégno a pour objectif (...)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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