Actus personnelles
Première sélections de l’académie Lilas pour les trois prix qui seront remis le 8 avril 2010 à la Closerie des Lilas
Lilas de l’éditrice :
- Liana Lévi (éditions Liana Lévi)
- Véra Michalsky (Groupe Libella : Noir sur Blanc, Phébus, Buchet Chastel)
Pour tout savoir sur elle :
http://www.telerama.fr/livre/21953-l_h__riti__re.php
http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1359Michalski.html
http://www.lexpansion.com/economie/vera-michalski_18055.html
et plein d’articles encore (L’hebdo, Point de vue … )
- Anne-Marie Métailié (éd. Métailié)
- Isabelle Gallimard (Mercure de France)
- Isabelle Laffont (Lattès)
Lilas de l’attachée de presse :
Brigitte Béranger (Lattès)
Claudine Lemaire (indépendante)
Elodie Deglaire (Grasset)
Soizic Molkou (Flammarion)
Brigitte Semler (Belfond)
Lilas de la libraire
Nathalie Iris (Mots en marge, La Garenne Colombes)
Michèle Chadeisson (Librairie Texture, 94 avenue Jean Jaurès 75019 Paris)
Libraire de Chartres
Escale littéraire, 120 Boulevard du Montparnasse 75014 Paris
Et, déjà sélectionnées, l’an dernier :
Anne Martelle Amiens
Le grenier d’abondance, Salon de Provence
Maya Flandin, Vivement dimanche, Lyon
Le salon d’Emmanuelle
Comme les Précieuses dans leurs ruelles, je reçois tous les matins allongée sur mon lit. Mes invités s’assoient selon leur rang sur des crapauds, des chaises, des tabourets ou les carreaux. Les cavaliers s’appuient à la balustrade et nous conversons, nous parlons de poésie, nous jouons aux bouts-rimés, au cœur volé, à la chasse à l’amour. Mes invités ont l’élégance de déposer devant ma porte leurs dernières créations, lettres, billets doux, libelles ou mazarinades. Certains de ces cadeaux sont empoissonnés. Quand la couverture vante : un million d’exemplaires vendus, je me méfie. Ce n’est ni le poids ni les chiffres encore moins la médiatisation qui font la qualité d’un texte. J’ai plutôt tendance à privilégier les maigres, les discrets, ceux qui sentent le bon fumet. C’est à travers « La blessure et la soif », que Laurence Plazenet (Gallimard) m’est apparue comme une amie, que mon cœur s’est emballé pour « Le moins aimé », de Bruno de Cessole (La Différence), deux auteurs qui se coulent merveilleusement dans une langue raffinée, celui que je retrouve dans « Ecris-moi si tu m’aimes encore », (Bayard), une correspondance amoureuse entre deux inconnus. Pourquoi aujourd’hui tant de livres inutiles et bâclés ? En compagnie de mon cher cardinal de Retz, je suis une frondeuse, la complice d’Arhénice, de Ninon de Lenclos, de Melle de Scudéry ou de madame de Sablé ces initiatrices de l’art pour l’art, folles de La Carte du Tendre et du mariage à l’essai. Mais ce siècle a ce qu’il mérite : la platitude de ses petits marquis, l’étalage indiscret de vertus supposées ou d’actes que la morale réprouve et surtout la fadeur sans nom d’une inculture généralisée.
Emmanuelle de Boysson
Lilas de l’éditrice :
- Liana Lévi (éditions Liana Lévi)
- Véra Michalsky (Groupe Libella : Noir sur Blanc, Phébus, Buchet Chastel)
Pour tout savoir sur elle :
http://www.telerama.fr/livre/21953-l_h__riti__re.php
http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1359Michalski.html
http://www.lexpansion.com/economie/vera-michalski_18055.html
et plein d’articles encore (L’hebdo, Point de vue … )
- Anne-Marie Métailié (éd. Métailié)
- Isabelle Gallimard (Mercure de France)
- Isabelle Laffont (Lattès)
Lilas de l’attachée de presse :
Brigitte Béranger (Lattès)
Claudine Lemaire (indépendante)
Elodie Deglaire (Grasset)
Soizic Molkou (Flammarion)
Brigitte Semler (Belfond)
Lilas de la libraire
Nathalie Iris (Mots en marge, La Garenne Colombes)
Michèle Chadeisson (Librairie Texture, 94 avenue Jean Jaurès 75019 Paris)
Libraire de Chartres
Escale littéraire, 120 Boulevard du Montparnasse 75014 Paris
Et, déjà sélectionnées, l’an dernier :
Anne Martelle Amiens
Le grenier d’abondance, Salon de Provence
Maya Flandin, Vivement dimanche, Lyon
Le salon d’Emmanuelle
Comme les Précieuses dans leurs ruelles, je reçois tous les matins allongée sur mon lit. Mes invités s’assoient selon leur rang sur des crapauds, des chaises, des tabourets ou les carreaux. Les cavaliers s’appuient à la balustrade et nous conversons, nous parlons de poésie, nous jouons aux bouts-rimés, au cœur volé, à la chasse à l’amour. Mes invités ont l’élégance de déposer devant ma porte leurs dernières créations, lettres, billets doux, libelles ou mazarinades. Certains de ces cadeaux sont empoissonnés. Quand la couverture vante : un million d’exemplaires vendus, je me méfie. Ce n’est ni le poids ni les chiffres encore moins la médiatisation qui font la qualité d’un texte. J’ai plutôt tendance à privilégier les maigres, les discrets, ceux qui sentent le bon fumet. C’est à travers « La blessure et la soif », que Laurence Plazenet (Gallimard) m’est apparue comme une amie, que mon cœur s’est emballé pour « Le moins aimé », de Bruno de Cessole (La Différence), deux auteurs qui se coulent merveilleusement dans une langue raffinée, celui que je retrouve dans « Ecris-moi si tu m’aimes encore », (Bayard), une correspondance amoureuse entre deux inconnus. Pourquoi aujourd’hui tant de livres inutiles et bâclés ? En compagnie de mon cher cardinal de Retz, je suis une frondeuse, la complice d’Arhénice, de Ninon de Lenclos, de Melle de Scudéry ou de madame de Sablé ces initiatrices de l’art pour l’art, folles de La Carte du Tendre et du mariage à l’essai. Mais ce siècle a ce qu’il mérite : la platitude de ses petits marquis, l’étalage indiscret de vertus supposées ou d’actes que la morale réprouve et surtout la fadeur sans nom d’une inculture généralisée.
Emmanuelle de Boysson
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Profil
Emmanuelle de Boysson
Ecrivain (auteur de dix livres dont Le secret de ma mère, Le secret des couples qui durent, aux Presses de la Renaissance, J'ai Lu ; Les grandes bourgeoises et Les nouvelles provinciales, chez J-C Lattès), journaliste à Marie Claire, votrejournal.net, Fémi 9, Service littéraire et Présidente du Prix Lilas.
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