Les nouvelles provinciales 23/06/2008
Actus personnelles
Emmanuelle de Boysson
Aînée de cinq enfants, Emmanuelle passe son enfance au Maroc. Après une adolescence en Alsace, elle est inscrite en terminale, à Sainte-Marie de Neuilly, institution fondée par son arrière grand-mère, Madeleine Daniélou. Après des études de lettres et de Sciences politiques, elle se marie avec Hervé de Boysson, père de ses trois enfants. Formatrice en relations humaines pendant quinze ans, en 1995, elle joue Louise de Rénal dans son adaptation du Rouge et le Noir avant de consacrer à ses grands-oncles une biographie enthousiaste : Le cardinal et l'hindouiste ou le mystère des frères Daniélou (réédité aux Presses de la Renaissance en sept 2008). Elle complète sa trilogie familiale avec Georges Izard, avocat de la liberté et Le secret de ma mère (Presses de la Renaissance). Ce récit sur les relations mères filles la convainc d'écrire toujours plus sur les femmes. En 2005, paraît L'Amazone de la foi, biographie d'une aventurière du Nouveau Monde. La même année, Le secret des couples qui durent (J'ai lu). En 2006, Les grandes bourgeoises, peinture d'un milieu très rive gauche dont elle se moque pour bien le connaître (Pocket).
Après Femmes, les grands rendez-vous de votre vie, la présidente du Prix Lilas, critique littéraire à Marie Claire vient de publier Les nouvelles provinciales (J-C Lattès), une chronique de mœurs qui rend hommage aux provinciales.
Mes lectrices sur myspace A propos des nouvelles provinciales
Bonjour Emmanuelle.
Comme promis, voici mon avis sur vos nouvelles provinciales ! Et c'est avec un réel plaisir que je m'y colle !
Tout d'abord, j'ai été séduite par cette galerie de portraits féminins haute en couleur. Je les visualisais, je les entendais... Elles avaient une réelle consistance, de la densité, de la complexité. Si humaines. Vos personnages m'ont happée dans leur histoire.
J'ai beaucoup apprécié aussi l'humour avec lequel vous abordez les diktats et autres futilités de notre époque. Votre style clair et fluide a contribué à mon plaisir de lecture.
Ce qui m'a le plus touchée, c'est la solidarité qui unit ces femmes de coeur. Cette solidarité dont on vit mais dont on manque si souvent... J'avais envie d'être des leurs ! Une telle authenticité émane d'elles. J'ai beaucoup aimé l'idée du "temps où les femmes font de petits deuils pour renaître" et "l'ivresse des nouveaux départs". Ca sonne si juste. Je me sentais de connivence avec elles et avec vous.
Et puis, il y a cette fin, sublimement émouvante. Ôter la chemise de nuit érotique (quel bon fil conducteur !) pour mieux accepter l'héritage maternel... L'image est belle, tout simplement.
Donc je tiens à vous féliciter pour votre travail, à mes yeux une vraie réussite. Comme seule une femme peut en écrire ?
Juste une petite remarque qui n'a peut-être pas beaucoup d'intérêt : à la ligne 22 de la page 271, il est écrit "Diane" au lieu de "Mirabelle".
Mais dites-moi (si je ne suis pas trop indiscrète) : de laquelle de ces femmes vous sentez-vous la plus proche ?
A bientôt, Vanessa
Chère Emmanuelle,
Je viens de terminer votre roman « les nouvelles provinciales ».
Comme promis, je vous fais part de mes commentaires après lecture.
Je suis un peu gênée car je vous ai demandé un service et donc ma « critique » pourrait paraître hypocrite, pourtant elle est tout ce qu'il y a de plus sincère. De toute manière, une fois terminée et envoyée, cette lettre vous appartiendra et ce sera à vous de déterminer si celle-ci vous paraît sincère ou non.
Je ne suis qu'une secrétaire notariale, pas une critique littéraire, je ne sais pas analyser un texte, je peux juste vous dire ce que j'ai ressenti en lisant votre livre mais cela a quand même le mérite de venir droit du cœur.
Donc je commence, j'ai débuté « les nouvelles provinciales » chez ma coiffeuse samedi dernier alors que celle-ci était en train de couvrir les quelques premiers cheveux blancs que je n'assume pas encore à 32 ans et j'en ai terminé la lecture hier soir, sur le chemin qui m'emmenait de SIERENTZ au COL DU DONON. Il me sera donc impossible d'oublier ce livre puisque je l'ai terminé le jour où mon homme m'a fait la surprise de m'emmener au DONON pour nos quinze ans « d'amour et de passion » (j'aime bien dire cela, ça fait feuilleton américain à l'eau de rose mais c'est tellement vrai pour notre cas), voilà pour l'anecdote.
Comme tous les livres que j'ai aimés, une fois arrivée à la fin, j'ai eu un pincement au cœur. J'étais un peu triste de l'avoir refermé. En effet, je m'étais attachée à toutes les héroïnes du livre. Toutes différentes mais toutes attachantes. Votre roman donne une image de l'Alsacienne différente de celle que l'on voit en général. Effectivement même en ayant été élevées à la Blédine épaisse, à la choucroute, au baeckeofe, aux fleischschnackas un olles… le tout sur fond de variété allemande, nous arrivons à être des femmes qui en veulent, des femmes dynamiques, cultivées, sexys… bref tout le contraire de l'espèce d'image d'Epinal qui nous montre en costume traditionnel, gros nœud sur la tête, bretzel dans une main et bock de bière dans l'autre. .. l'air un peu naïve en plus.
Le fait que la majeure partie de l'histoire se déroule à MULHOUSE dans des endroits « mythiques » tels le bâtiment annulaire, le Moll, le lycée Schweitzer où j'ai passé mon BAC, m'a donné l'impression de faire partie du roman. C'est la première fois que je lisais un texte qui parlait de ma ville de naissance (j'habite depuis un an et demi à SIERENTZ), Ville que j'ai souvent critiquée mais que j'aime tellement.
Le texte est simple dans le sens où il est accessible à tous, cela rend la lecture agréable et donne envie d'aller jusqu'au bout de l'histoire.
J'ai aimé votre humour et surtout votre façon d'aborder la sexualité de ces femmes. Le mois prochain j'aurai 32 ans, comme je l'ai dit plus haut. Mes premiers cheveux blancs apparaissent et je guette les premières rides. Jusqu'à maintenant tout cela me faisait peur mais en lisant votre livre j'ai trouvé que la « quarantaine » avait ses bons côtés également (comme tous les âges vous me direz) et que je n'avais vraiment pas de soucis à me faire, question apparence, envie de plaire, sexualité etc…
Personnellement, le message que j'ai retenu de votre livre est le suivant (c'est vraiment le « sentiment » que je retiens de l'histoire) ; une femme peut être belle à tout âge, l'essentiel est qu'elle assume ses choix, qu'elle fasse ce qu'elle a envie de faire et quand elle a envie de le faire.
Juste une petite chose, page 152, vous parlez d'un baeckeofe aux lentilles, je n'ai jamais entendu parler d'une telle recette, est-ce une spécialité de Wesserling ? ou d'ailleurs ?
Je vous souhaite plein de bonnes choses et vous dis à bientôt à SAINT-LOUIS.
Bisous.
Christelle.
P. S : j'allais oublier, je ne sais pas pourquoi, sûrement l'ambiance féminine du livre, mais cela m'a donné envie d'aller à un « bibala fritig » l'année prochaine.
Merci Emmanuelle. Votre message comme votre roman me font chaud au coeur ! Je peux vous assurer que votre objectif de mettre en valeur l'amitié, la solidarité féminine est parfaitement atteint. J'imagine les nombreuses heures de travail, de remise en question, de découragement peut-être qui ont précédé la publication. Mais maintenant, vous pouvez profiter pleinement de cette réussite, vous avez ma bénédiction !
Je vous embrasse aussi, Vanessa
Carnaval des Poulettes à la fête
Le 28/01/08 à 06:29 - ARTICLE DU JOURNAL L'ALSACE
Les poulettes ont été surprises cette année dirait-on par la précocité du carnaval, dont la date est dictée par le calendrier pascal. Elles étaient un peu moins nombreuses que les années précédentes pour le 1er Bibala Fritig. Mais ça ne les a pas empêchées de s'amuser.
À 20 h, vendredi, les Caves du Vieux Couvent à Mulhouse sont déjà quasiment pleines. L'ambiance est plutôt calme encore mais on perçoit que ça ne va pas durer. Et tant mieux. Déjà, une tablée de vamps en tablier et fichu a la bougeotte. Ce sont des fidèles. En quinze ans elles connaissent la musique ! Pierrette, l'aînée, est l'instigatrice de cette sortie annuelle – parmi d'autres - entre copines, mère et fille, sœurs de 32 à 61 ans. Elle-même dit avoir été « embrigadée à l'époque par les filles de DMC ». À chaque fois, elles choisissent un thème différent : cow-boy, pyjama, homme de chantier, bébé…
A la table d'à côté, Joanna semble toute timide. Et pour cause : c'est la première fois qu'elle vient aujourd'hui, pour accompagner sa meilleure amie, et en plus c'est le jour de ses 18 ans ! Jolie façon d'entrer dans la majorité. A l'autre bout de la salle une toute jeune fille aussi, Fiona, accompagne sa maman. La relève semble assurée. À côté d'elles Sabine, une ancienne adepte de la Cour des Chaînes, affirme : « La nuit des poulettes c'est un bon moyen de décompresser. » Elles s'en donneront à cœur joie quand le trio royal, la reine du carnaval Virginie et ses dauphines, présentées par Zazouille et Domdom, les entraîneront dans une queue leu leu rythmée par le claquement de galoches des grosses têtes.
Au Bistrot de la Place l'ambiance est différente. L'Auberge du Vieux Mulhouse, actuellement en travaux, a transféré la fête ici, et certaines habituées du restaurant bien connu de la place de la Réunion ont sans doute été un peu déroutées par ce changement. C'est donc dans un climat intimiste que se déroule la soirée.
« Il faut penser à soi »
Mais cela ne semble pas déranger Ginette et sa fille Martine, ainsi que la voisine Hannelore, qui innovent elles aussi. La proximité favorise les échanges. Quand les Ratchwivers viennent raconter leurs histoires en alsacien, une bibala assise au milieu traduit généreusement leurs commérages à celles qui n'ont pas l'heur de comprendre.
Chez Hug, une douzaine de poulettes bien calibrées vole la vedette aux danseuses : la pharmacie du centre d'Illzach est de sortie et sort du lot. Parmi les femmes assez nombreuses, on remarque tout de suite leurs chapeaux de plumes blanches, tous identiques. Elles ont dégoté leur panoplie craquante sur le net. Tout le monde les couve du regard.
Devant chacun des lieux ces messieurs du comité du carnaval et de l'entente mulhousienne veillent avec plaisir sur la sécurité de ces dames. Lili résume la philosophie du Bibala Fritig : « On s'enquiquine assez dans la vie. Il faut penser aussi à soi. » Toutes celles qui ont réservé pour vendredi prochain partagent cette opinion, et cette fois c'est déjà presque complet.
Catherine Ruff
Aînée de cinq enfants, Emmanuelle passe son enfance au Maroc. Après une adolescence en Alsace, elle est inscrite en terminale, à Sainte-Marie de Neuilly, institution fondée par son arrière grand-mère, Madeleine Daniélou. Après des études de lettres et de Sciences politiques, elle se marie avec Hervé de Boysson, père de ses trois enfants. Formatrice en relations humaines pendant quinze ans, en 1995, elle joue Louise de Rénal dans son adaptation du Rouge et le Noir avant de consacrer à ses grands-oncles une biographie enthousiaste : Le cardinal et l'hindouiste ou le mystère des frères Daniélou (réédité aux Presses de la Renaissance en sept 2008). Elle complète sa trilogie familiale avec Georges Izard, avocat de la liberté et Le secret de ma mère (Presses de la Renaissance). Ce récit sur les relations mères filles la convainc d'écrire toujours plus sur les femmes. En 2005, paraît L'Amazone de la foi, biographie d'une aventurière du Nouveau Monde. La même année, Le secret des couples qui durent (J'ai lu). En 2006, Les grandes bourgeoises, peinture d'un milieu très rive gauche dont elle se moque pour bien le connaître (Pocket).
Après Femmes, les grands rendez-vous de votre vie, la présidente du Prix Lilas, critique littéraire à Marie Claire vient de publier Les nouvelles provinciales (J-C Lattès), une chronique de mœurs qui rend hommage aux provinciales.
Mes lectrices sur myspace A propos des nouvelles provinciales
Bonjour Emmanuelle.
Comme promis, voici mon avis sur vos nouvelles provinciales ! Et c'est avec un réel plaisir que je m'y colle !
Tout d'abord, j'ai été séduite par cette galerie de portraits féminins haute en couleur. Je les visualisais, je les entendais... Elles avaient une réelle consistance, de la densité, de la complexité. Si humaines. Vos personnages m'ont happée dans leur histoire.
J'ai beaucoup apprécié aussi l'humour avec lequel vous abordez les diktats et autres futilités de notre époque. Votre style clair et fluide a contribué à mon plaisir de lecture.
Ce qui m'a le plus touchée, c'est la solidarité qui unit ces femmes de coeur. Cette solidarité dont on vit mais dont on manque si souvent... J'avais envie d'être des leurs ! Une telle authenticité émane d'elles. J'ai beaucoup aimé l'idée du "temps où les femmes font de petits deuils pour renaître" et "l'ivresse des nouveaux départs". Ca sonne si juste. Je me sentais de connivence avec elles et avec vous.
Et puis, il y a cette fin, sublimement émouvante. Ôter la chemise de nuit érotique (quel bon fil conducteur !) pour mieux accepter l'héritage maternel... L'image est belle, tout simplement.
Donc je tiens à vous féliciter pour votre travail, à mes yeux une vraie réussite. Comme seule une femme peut en écrire ?
Juste une petite remarque qui n'a peut-être pas beaucoup d'intérêt : à la ligne 22 de la page 271, il est écrit "Diane" au lieu de "Mirabelle".
Mais dites-moi (si je ne suis pas trop indiscrète) : de laquelle de ces femmes vous sentez-vous la plus proche ?
A bientôt, Vanessa
Chère Emmanuelle,
Je viens de terminer votre roman « les nouvelles provinciales ».
Comme promis, je vous fais part de mes commentaires après lecture.
Je suis un peu gênée car je vous ai demandé un service et donc ma « critique » pourrait paraître hypocrite, pourtant elle est tout ce qu'il y a de plus sincère. De toute manière, une fois terminée et envoyée, cette lettre vous appartiendra et ce sera à vous de déterminer si celle-ci vous paraît sincère ou non.
Je ne suis qu'une secrétaire notariale, pas une critique littéraire, je ne sais pas analyser un texte, je peux juste vous dire ce que j'ai ressenti en lisant votre livre mais cela a quand même le mérite de venir droit du cœur.
Donc je commence, j'ai débuté « les nouvelles provinciales » chez ma coiffeuse samedi dernier alors que celle-ci était en train de couvrir les quelques premiers cheveux blancs que je n'assume pas encore à 32 ans et j'en ai terminé la lecture hier soir, sur le chemin qui m'emmenait de SIERENTZ au COL DU DONON. Il me sera donc impossible d'oublier ce livre puisque je l'ai terminé le jour où mon homme m'a fait la surprise de m'emmener au DONON pour nos quinze ans « d'amour et de passion » (j'aime bien dire cela, ça fait feuilleton américain à l'eau de rose mais c'est tellement vrai pour notre cas), voilà pour l'anecdote.
Comme tous les livres que j'ai aimés, une fois arrivée à la fin, j'ai eu un pincement au cœur. J'étais un peu triste de l'avoir refermé. En effet, je m'étais attachée à toutes les héroïnes du livre. Toutes différentes mais toutes attachantes. Votre roman donne une image de l'Alsacienne différente de celle que l'on voit en général. Effectivement même en ayant été élevées à la Blédine épaisse, à la choucroute, au baeckeofe, aux fleischschnackas un olles… le tout sur fond de variété allemande, nous arrivons à être des femmes qui en veulent, des femmes dynamiques, cultivées, sexys… bref tout le contraire de l'espèce d'image d'Epinal qui nous montre en costume traditionnel, gros nœud sur la tête, bretzel dans une main et bock de bière dans l'autre. .. l'air un peu naïve en plus.
Le fait que la majeure partie de l'histoire se déroule à MULHOUSE dans des endroits « mythiques » tels le bâtiment annulaire, le Moll, le lycée Schweitzer où j'ai passé mon BAC, m'a donné l'impression de faire partie du roman. C'est la première fois que je lisais un texte qui parlait de ma ville de naissance (j'habite depuis un an et demi à SIERENTZ), Ville que j'ai souvent critiquée mais que j'aime tellement.
Le texte est simple dans le sens où il est accessible à tous, cela rend la lecture agréable et donne envie d'aller jusqu'au bout de l'histoire.
J'ai aimé votre humour et surtout votre façon d'aborder la sexualité de ces femmes. Le mois prochain j'aurai 32 ans, comme je l'ai dit plus haut. Mes premiers cheveux blancs apparaissent et je guette les premières rides. Jusqu'à maintenant tout cela me faisait peur mais en lisant votre livre j'ai trouvé que la « quarantaine » avait ses bons côtés également (comme tous les âges vous me direz) et que je n'avais vraiment pas de soucis à me faire, question apparence, envie de plaire, sexualité etc…
Personnellement, le message que j'ai retenu de votre livre est le suivant (c'est vraiment le « sentiment » que je retiens de l'histoire) ; une femme peut être belle à tout âge, l'essentiel est qu'elle assume ses choix, qu'elle fasse ce qu'elle a envie de faire et quand elle a envie de le faire.
Juste une petite chose, page 152, vous parlez d'un baeckeofe aux lentilles, je n'ai jamais entendu parler d'une telle recette, est-ce une spécialité de Wesserling ? ou d'ailleurs ?
Je vous souhaite plein de bonnes choses et vous dis à bientôt à SAINT-LOUIS.
Bisous.
Christelle.
P. S : j'allais oublier, je ne sais pas pourquoi, sûrement l'ambiance féminine du livre, mais cela m'a donné envie d'aller à un « bibala fritig » l'année prochaine.
Merci Emmanuelle. Votre message comme votre roman me font chaud au coeur ! Je peux vous assurer que votre objectif de mettre en valeur l'amitié, la solidarité féminine est parfaitement atteint. J'imagine les nombreuses heures de travail, de remise en question, de découragement peut-être qui ont précédé la publication. Mais maintenant, vous pouvez profiter pleinement de cette réussite, vous avez ma bénédiction !
Je vous embrasse aussi, Vanessa
Carnaval des Poulettes à la fête
Le 28/01/08 à 06:29 - ARTICLE DU JOURNAL L'ALSACE
Les poulettes ont été surprises cette année dirait-on par la précocité du carnaval, dont la date est dictée par le calendrier pascal. Elles étaient un peu moins nombreuses que les années précédentes pour le 1er Bibala Fritig. Mais ça ne les a pas empêchées de s'amuser.
À 20 h, vendredi, les Caves du Vieux Couvent à Mulhouse sont déjà quasiment pleines. L'ambiance est plutôt calme encore mais on perçoit que ça ne va pas durer. Et tant mieux. Déjà, une tablée de vamps en tablier et fichu a la bougeotte. Ce sont des fidèles. En quinze ans elles connaissent la musique ! Pierrette, l'aînée, est l'instigatrice de cette sortie annuelle – parmi d'autres - entre copines, mère et fille, sœurs de 32 à 61 ans. Elle-même dit avoir été « embrigadée à l'époque par les filles de DMC ». À chaque fois, elles choisissent un thème différent : cow-boy, pyjama, homme de chantier, bébé…
A la table d'à côté, Joanna semble toute timide. Et pour cause : c'est la première fois qu'elle vient aujourd'hui, pour accompagner sa meilleure amie, et en plus c'est le jour de ses 18 ans ! Jolie façon d'entrer dans la majorité. A l'autre bout de la salle une toute jeune fille aussi, Fiona, accompagne sa maman. La relève semble assurée. À côté d'elles Sabine, une ancienne adepte de la Cour des Chaînes, affirme : « La nuit des poulettes c'est un bon moyen de décompresser. » Elles s'en donneront à cœur joie quand le trio royal, la reine du carnaval Virginie et ses dauphines, présentées par Zazouille et Domdom, les entraîneront dans une queue leu leu rythmée par le claquement de galoches des grosses têtes.
Au Bistrot de la Place l'ambiance est différente. L'Auberge du Vieux Mulhouse, actuellement en travaux, a transféré la fête ici, et certaines habituées du restaurant bien connu de la place de la Réunion ont sans doute été un peu déroutées par ce changement. C'est donc dans un climat intimiste que se déroule la soirée.
« Il faut penser à soi »
Mais cela ne semble pas déranger Ginette et sa fille Martine, ainsi que la voisine Hannelore, qui innovent elles aussi. La proximité favorise les échanges. Quand les Ratchwivers viennent raconter leurs histoires en alsacien, une bibala assise au milieu traduit généreusement leurs commérages à celles qui n'ont pas l'heur de comprendre.
Chez Hug, une douzaine de poulettes bien calibrées vole la vedette aux danseuses : la pharmacie du centre d'Illzach est de sortie et sort du lot. Parmi les femmes assez nombreuses, on remarque tout de suite leurs chapeaux de plumes blanches, tous identiques. Elles ont dégoté leur panoplie craquante sur le net. Tout le monde les couve du regard.
Devant chacun des lieux ces messieurs du comité du carnaval et de l'entente mulhousienne veillent avec plaisir sur la sécurité de ces dames. Lili résume la philosophie du Bibala Fritig : « On s'enquiquine assez dans la vie. Il faut penser aussi à soi. » Toutes celles qui ont réservé pour vendredi prochain partagent cette opinion, et cette fois c'est déjà presque complet.
Catherine Ruff
Prix Lilas, Lilas du Livre 2008 à la Closerie des Lilas 03/04/2008
Actus personnelles
Prix de la Closerie des Lilas : nous, les femmes !
Ne comptez pas sur moi pour vous révéler la recette de notre salade de prix : déontologie oblige. Je vous dirai juste que le prix France Culture Télérama remis à Véronique Ovaldé auteur d'« Et mon cœur transparent », chez l'Olivier, a changé la donne. Elle figurait parmi nos favorites.
Midi : les membres du Prix Lilas : Tatiana de Rosnay (vice-présidente), Carole Chrétiennot, Jessica Nelson et Stéphanie Janicot, du jury permanent et Isabelle Alonso, Eliette Abécassis, Noëlle Chatelet, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Audrey Diwan, Christine Ferniot, Michèle Fitoussi et Amanda Sthers et moi-même, se retrouvent pour le vote final à La Closerie des Lilas.
Tout commence par un tour de table suivi de débats des plus passionnants. Avec, comme toujours, l'éternel dilemme entre la ligne du Prix, la raison et l'audace, comme le note Tatiana. Les pros Zalberg défendent « La mère horizontale », (Albin Michel), un roman inter-générationnel, sur la chaîne des femmes à travers laquelle se transmettent tant de secrets lourds à porter, tant de blessures aussi ; les pro Tardieu insistent sur l'écriture d'un « Rêve d'amour » (Stock) à la portée de tous et poignant, un livre qu'on a envie d'offrir à sa grand-mère ; elles déplorent que « Chanson pour bestioles », (Actes Sud) de Cécile Reyboz soit difficile d'accès, mais traversé de fulgurances. Les pro Reyboz prennent très vite le dessus et finissent par convaincre les dernières réticentes. Les trois romans se retrouvent au 2e tour de scrutin. Au 3e, il ne reste que ceux de Cécile Reyboz et de Laurence Tardieu. « Chanson pour bestioles » l'emporte à 8 voix contre 5.
La Closerie a préparé une fête somptueuse : des lilas en pot, des buffets inventifs faits maison. Vers 19h 30, les invités commencent à arriver. Nous les accueillons à l'entrée. Sollers, Beigbeder… tout va bien ! Et Amélie Nothomb, une fidèle puisque c'est la deuxième année qu'elle vient. Acceptera-t-elle de faire partie du jury 2008 : je ne suis pas contre, dit-elle en pesant ses mots. Des éditeurs : Karina Hocine, Laurent Laffont, Sabine Wespieser (éditrice formidable qui a obtenu de nombreuses voix), Alain Noël… Des auteurs : Serge Joncour, Tonino Benaquista, Delphine de Vigan, Alix Girod de l'Ain, Jean-Marie Rouart… Des musiciens écrivains (Yves Simon), des réalisateurs (Philippe Harel et sa compagne, Sylvie Bourgeois, auteurs de « Randonnée à Saint-Tropez », le producteur, Jean-Jacques Albert), des patrons de presse (Fabrice Boé, à la tête de Prisma presse), des stylistes, des journalistes. Ce soir, la Closerie mêle tous les arts.
Avant que les Putafranges, deux D'jettes, ne lancent leur sono, « les charmantes pétroleuses », comme les appelle avec affection Pierre Vavasseur dans « Aujourd'hui en France » montent sur l'estrade : Brigitte Kernel (vice-présidente), Elisabeth Barillé, Agathe Fourgnaud, Alexandra Lemasson, Isabelle Lorthorlary, Geneviève Moll, Nathalie Rheims, Christine Richard et les cinq membres de jury permanent du Prix Lilas.
Après une petite introduction de ma part où j'explique que cette année nous avons voulu distinguer des professionnelles et rendre hommage aux métiers du Livre, la présidente de l'Académie Lilas, Marie-Christine Imbault, journaliste à Livres Hebdo, remet le Lilas de l'éditrice à Héloïse d'Ormesson. L'éditrice plaisante : « Je vais être obligée de publier tout le jury ! ». Gilles Cohen Solal la rejoint et se sent un peu solitaire dans cette bande de filles. Le Lilas de la libraire est attribué à Laetitia Coq et Magali Garnero (Librairie A Livr'Ouvert, Paris 11e) ; le Lilas de l'attachée de presse à Anne Procureur, (Léo Sheer). Un peu gênée, celle-ci offre ce lilas à toutes ses copines. Beau geste !
Nouveau petit speech de ma part pour remercier Miroslav et Colette Siljegovic, nos mécènes et leur fille Carole Chrétiennot, notre amie qui s'investit totalement dans cette aventure, sans oublier nos partenaires complices, les maisons Montblanc et Veuve Cliquot… Remise du Prix Lilas à Cécile Reyboz, une femme radieuse, naturelle, très second degré, à l'image du Prix. "Un roman euphorisant et inventif où une jeune femme décide de faire ce qui lui plaît et acquiert son indépendance dans un monde imaginaire". Flashs des photographes, cadeaux… Que la fête commence ! Je suis si soulagée que tout ce soit bien passé que je me lâche sur la piste avec Adélaïde.
Vers 22 h, des jeunes invités, fils et filles de certaines d'entre nous, arrivent : on danse, on boit, on fume dehors, ambiance bon enfant et chaleureuse. Vers une heure du mat, la salle se vide ; je remercie le directeur de la Closerie et me jette sur une charrette de fruits. Je raccompagne Marie-Christine Imbault et me couche à 2h du mat. Le lendemain, à 8h 30, un taxi m'attend pour Direct 8 ; encore sous pression, je n'ai jamais été aussi mauvaise en télé, mais je me sens portée par l'amitié et la bonne énergie qui circulent entre nous. Tant est rare autant de « bienveillance et de complicité » entre femmes, comme le dit joliment Amanda Sthers
http://prixlilasblog.over-blog.com/
http://www.myspace.com/prixlilas
Paru dans votrejournal.net
Les nouvelles provinciales gagnent. Elles donnent le ton : décapantes, fascinantes et libérées. 29/03/2008
Actus personnelles
Qui a dit qu'on s'ennuyait en province ?
Les Parisiens qui n'ont pas le temps d'y aller et croient avoir tout compris. Quand je suis revenue à Mulhouse, la ville de mon adolescence, pour nourrir mes Provinciales*, j'étais bourrée d'a priori. J'imaginais mes vieilles copines de lycée rangées, coincées par quatre lardons, des principes alignés comme des bigoudis : l'ennui programmé. Je craignais qu'elles se méfient, qu'elles jaugent la chroniqueuse chic et choc que j'étais devenue, la présidente du Prix Lilas, taxée de grande bourgeoise bêcheuse. J'avais tout faux.
Ma surprise fut de découvrir une bande de filles déjantées, plein pot, nature, marrantes, plus aventurières que mes amies hyper bookées du VIIe arrondissement ! Toutes ont divorcé (sauf une). Elles forment un petit club soudé, irrésistible. Ayant balancé leurs principes dans le canal du Rhône au Rhin, elles se fichent royalement des ragots et des silences appuyés. Ces routardes émancipées vadrouillent, militent, fantasment, s'éclatent, compensent. Randonnées en raquettes, coups de foudre pour un petit beur et elles en passent. Elles m'ont accueillie à cœur ouvert, par un festin de vol-au-vent à la truffe lardé de blagues alsaciennes et arrosé de weich, non te puk noremole ! Miracle ! elles m'ont même trouvée sympa. Presque pas changée, alors que les bulles millésimées des cocktails ont quelque peu terni mon teint. Leur énergie, leur tendresse ont réveillé l'Alsacienne qui sommeillait en moi. Depuis, je me sens plus ancrée dans mon terreau, requinquée, regonflée, re-tout. J'ai eu envie de les remercier et, à travers elles, toutes ces provinciales qui nous défrisent, nous, les accros d'une capitale qui a perdu son capital.
Cette virée m'a ouvert les yeux. La tendance s'est inversée, le terroir à la cote ; camembert, brocantes, menhirs, mimosas en farandole. Aujourd'hui, l'île au trésor, c'est la province : qu'on se le dise ! Pour preuve, le succès des Ch'its. Rastignac revient sur ses ambitions : à nous deux l'Alsace. Ca bouge vraiment là-bas : on y crée, on y ose, on partage, on profite. Grâce au TGV, le bonheur est dans le pré. La vieille guéguerre entre parigots têtes-de-veaux et campagnards têtes-de-lard, c'est fini. Même si les jalousies jouent les prolongations. Les femmes du cru sont à l'origine de cette révolution tranquille. Parce qu'elles savent vivre, préserver, au besoin, leur pré carré, cultiver leurs menus plaisirs, leur grain de folie. Avis à celles qui cachent une provinciale qu'elles veulent ignorer. Revenez au bercail, les copines ! Tirez profit de vos vacances pour choper l'esprit province, son enthousiasme, sa chaleur humaine, sa disponibilité. Ne boudez pas le plaisir de buller, de mitonner des ragoûts. Chassez les normes, les blues crépusculaires. Un matin, vous vous réveillerez provinciale : nouvelle, libre et légère comme disait Edith Wharton.
Emmanuelle de Boysson
*Les nouvelles provinciales, (J-C Lattès, 16 E).
Mulhouse et Nouvelles provinciales 29/03/2008
Actus personnelles
Je viens signer mon roman et rencontrer les Mulhousiens chez Bisey mardi 1er avril à 18h 45
Presse : L'Alsace
Energie Mulhouse
L'Alsace gratuit
Radio Disneyland
Energie Mulhouse
L'Alsace gratuit
Radio Disneyland
Dernière sélection Prix Lilas 19/02/2008
Actus personnelles
Communiqué de presse – 18 février 2008
Deuxième sélection du Prix Lilas du Roman
Les membres du jury du Prix Lilas 2008 se sont réunis vendredi 15 février à la Closerie des Lilas.
Le jury : Emmanuelle de Boysson (présidente), Tatiana de Rosnay (vice-présidente), Carole Chrétiennot, Stéphanie Janicot, Jessica Nelson. Eliette Abécassis, Isabelle Alonso, Noëlle Chatelet, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Audrey Diwan, Christine Ferniot, Michèle Fitoussi, Amanda Sthers.
Une sélection de 6 romans a été établie :
Confidences à Allah, de Saphia Azzeddine (Léo Scheer)
L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis, de Michèle Halberstadt (Albin Michel)
Et mon coeur transparent, de Véronique Ovaldé (L'Olivier)
Chanson pour bestioles, de Cécile Reyboz (Actes Sud)
Rêve d'amour, de Laurence Tardieu (Stock)
La mère horizontale, de Carole Zalberg (Albin Michel)
http://www.myspace.com/prixlilas
http://prixlilasblog.over-blog.com/
Le prix Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l'ouvrage paraît à la rentrée de janvier. La vocation de ce prix est de promouvoir la littérature féminine. Le Prix Lilas 2007 a été décerné à Anne Wiazemski pour « Jeune fille », paru chez Gallimard.
Remise des Prix de la Closerie des Lilas le 26 mars.
Le Prix Lilas
Les Lilas du Livre : Le Lilas de l'éditrice, le Lilas de l'attachée de presse, le Lilas de la libraire.
Contact Bureau J'm . Marie Jacquier 01 45 25 10 07 jacquier@bureaujm.com
Deuxième sélection du Prix Lilas du Roman
Les membres du jury du Prix Lilas 2008 se sont réunis vendredi 15 février à la Closerie des Lilas.
Le jury : Emmanuelle de Boysson (présidente), Tatiana de Rosnay (vice-présidente), Carole Chrétiennot, Stéphanie Janicot, Jessica Nelson. Eliette Abécassis, Isabelle Alonso, Noëlle Chatelet, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Audrey Diwan, Christine Ferniot, Michèle Fitoussi, Amanda Sthers.
Une sélection de 6 romans a été établie :
Confidences à Allah, de Saphia Azzeddine (Léo Scheer)
L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis, de Michèle Halberstadt (Albin Michel)
Et mon coeur transparent, de Véronique Ovaldé (L'Olivier)
Chanson pour bestioles, de Cécile Reyboz (Actes Sud)
Rêve d'amour, de Laurence Tardieu (Stock)
La mère horizontale, de Carole Zalberg (Albin Michel)
http://www.myspace.com/prixlilas
http://prixlilasblog.over-blog.com/
Le prix Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l'ouvrage paraît à la rentrée de janvier. La vocation de ce prix est de promouvoir la littérature féminine. Le Prix Lilas 2007 a été décerné à Anne Wiazemski pour « Jeune fille », paru chez Gallimard.
Remise des Prix de la Closerie des Lilas le 26 mars.
Le Prix Lilas
Les Lilas du Livre : Le Lilas de l'éditrice, le Lilas de l'attachée de presse, le Lilas de la libraire.
Contact Bureau J'm . Marie Jacquier 01 45 25 10 07 jacquier@bureaujm.com
3 mars sortie des Nouvelles provinciales chez Lattès 03/02/2008
Actus personnelles
17, Rue Jacob
75006 Paris
www.editions-jclattes.fr Romans contemporains
MARS 2008
Emmanuelle de Boysson
Les nouvelles provinciales
En quelques mots
Une journaliste parisienne revient sur la terre de son enfance et retrouve ses amies de jeunesse, une bande de quadra déjantées. Une chronique de mœurs savoureuse qui bouscule bien des préjugés sur la vie en province.
L'auteur
Emmanuelle de Boysson collabore à plusieurs journaux. Elle a publié récemment Georges Izard, avocat de la liberté, Le secret de ma mère, L'Amazone de la foi, Le Secret des couples qui durent (aux Presses de la Renaissance, J'ai lu), Femmes, les grands rendez-vous de votre vie (J'ai lu), et Les grandes bourgeoises, chez J-C Lattès ( près de 15 000 exemplaires vendus).
Prix :
16.00 €
Nbre de pages :
250
Parution :
05 mars 2008
Contact Presse :
Brigitte Béranger
01 44 41 74 39 bberanger@editions-jclattes.fr
Assistante
Anne Blondat
01 44 41 74 09 ablondat@editions-jclattes.fr
Salons et signatures
Eric Biville
01 44 41 74 54 ebiville@editions-jclattes.fr
Le livre
Diane Muller, journaliste parisienne, est chargée d'un reportage sur la ville de Mulhouse, où elle a brûlé son adolescence. Elle n'y est pas revenue depuis la mort de son père. Pour elle, l'Alsace est associée au souvenir d'un père, industriel, secret et mort trop tôt, et d'une mère exemplaire et peut-être trop admirable. Diane renoue avec ses amies de lycée qui forment un clan très soudé, baptisé « Les brodeuses ».
Quand elle leur annonce que sa cousine Philo envisage de s'installer à Mulhouse pour y lancer une ligne de lingerie, les amies d'enfance paniquent. Que reprochent-elles à cette ambitieuse qui malgré les années continue de nourrir leurs fantasmes ? Une mystérieuse chemise de nuit circule entre elles comme un témoin qui produit sur chacune des effets quasi-magiques. Elle ignorent que seule Philo en connaît le secret.
Avec cette nouvelle ronde, pleine de tendresse et de drôlerie, Emmanuelle de Boysson nous livre une comédie de mœurs enlevée sur cette génération de femmes bouillonnantes et libres souvent déçues par les hommes, qui traversent l'âge des petits deuils, des fragilités, s'entraident, rebondissent.
Une peinture drôle, optimiste et profonde des nouvelles héroïnes françaises libérées, ambitieuses, mais plus que jamais en quête d'authenticité.
75006 Paris
www.editions-jclattes.fr Romans contemporains
MARS 2008
Emmanuelle de Boysson
Les nouvelles provinciales
En quelques mots
Une journaliste parisienne revient sur la terre de son enfance et retrouve ses amies de jeunesse, une bande de quadra déjantées. Une chronique de mœurs savoureuse qui bouscule bien des préjugés sur la vie en province.
L'auteur
Emmanuelle de Boysson collabore à plusieurs journaux. Elle a publié récemment Georges Izard, avocat de la liberté, Le secret de ma mère, L'Amazone de la foi, Le Secret des couples qui durent (aux Presses de la Renaissance, J'ai lu), Femmes, les grands rendez-vous de votre vie (J'ai lu), et Les grandes bourgeoises, chez J-C Lattès ( près de 15 000 exemplaires vendus).
Prix :
16.00 €
Nbre de pages :
250
Parution :
05 mars 2008
Contact Presse :
Brigitte Béranger
01 44 41 74 39 bberanger@editions-jclattes.fr
Assistante
Anne Blondat
01 44 41 74 09 ablondat@editions-jclattes.fr
Salons et signatures
Eric Biville
01 44 41 74 54 ebiville@editions-jclattes.fr
Le livre
Diane Muller, journaliste parisienne, est chargée d'un reportage sur la ville de Mulhouse, où elle a brûlé son adolescence. Elle n'y est pas revenue depuis la mort de son père. Pour elle, l'Alsace est associée au souvenir d'un père, industriel, secret et mort trop tôt, et d'une mère exemplaire et peut-être trop admirable. Diane renoue avec ses amies de lycée qui forment un clan très soudé, baptisé « Les brodeuses ».
Quand elle leur annonce que sa cousine Philo envisage de s'installer à Mulhouse pour y lancer une ligne de lingerie, les amies d'enfance paniquent. Que reprochent-elles à cette ambitieuse qui malgré les années continue de nourrir leurs fantasmes ? Une mystérieuse chemise de nuit circule entre elles comme un témoin qui produit sur chacune des effets quasi-magiques. Elle ignorent que seule Philo en connaît le secret.
Avec cette nouvelle ronde, pleine de tendresse et de drôlerie, Emmanuelle de Boysson nous livre une comédie de mœurs enlevée sur cette génération de femmes bouillonnantes et libres souvent déçues par les hommes, qui traversent l'âge des petits deuils, des fragilités, s'entraident, rebondissent.
Une peinture drôle, optimiste et profonde des nouvelles héroïnes françaises libérées, ambitieuses, mais plus que jamais en quête d'authenticité.
Les Lilas du Livre 2e sélection 03/02/2008
Actus personnelles
Une romancière, mais aussi une éditrice, une attachée de presse et un libraire seront distinguées par la Closerie des Lilas le 26 mars prochain
Créé l'an dernier par La Closerie des Lilas pour couronner un roman français écrit par une femme et publié entre janvier et mars de chaque année, le prix Lilas est attribué en mars par un jury tournant assisté des cinq membres du jury permanent, les fondatrices du prix : Emmanuelle de Boysson (présidente), Tatiana de Rosnay (vice-présidente), Carole Chrétiennot, Jessica Nelson et Stéphanie Janicot. Le jury 2008, qui vient d'établir sa première sélection de douze romans, est composé d'Eliette Abécassis, Isabelle Alonso, Noëlle Chatelet, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Audrey Diwan, Christine Ferniot, Michèle Fitoussi et Amanda Sthers.
Le jury 2007, qui compose l'Académie Lilas, a décidé de poursuivre l'aventure en créant les Lilas du livre, qui couronneront chaque année une libraire, une éditrice et une attachée de presse mettant avec bonheur leur énergie et leur compétence au service du livre (http://prixlilasblog.over-blog.com/).
Réunies le 28 janvier dernier, les membres du jury (Elisabeth Barillé, Agathe Fourgnaud, Marie-Christine Imbault (présidente), Brigitte Kernel (vice-présidente), Alexandra Lemasson, Isabelle Lorthorlary, Geneviève Moll, Nathalie Rheims, Christine Richard, Anne-Florence Schmitt et les cinq membres permanents) ont établies leurs listes, avec l'aide des maisons d'édition pour une première sélection de libraires.
Lilas de l'éditrice (2e sélection) : Viviane Hamy (Viviane Hamy), Liana Lévi (éditions Liana Lévi), Joëlle Losfeld (éditions Joëlle Losfeld), Héloïse d'Ormesson (Editions Héloïse d'Ormesson), Elisabeth Samama (Fayard), Sabine Wespieser (éditions Sabine Wespieser).
Lilas de l'attachée de presse (2e sélection) : Marion Barbé (Mercure de France), Anne-Gaëlle Fontaine (Albin Michel), Solveig de Plunkett (Stock), Anne Procureur (Léo Scheer), Sylvie Pereira (Viviane Hamy).
Lilas de la libraire : Corine Crabos (Librairie Mollat à Bordeaux), Laetitia Coq et Magali Garnero (Librairie A Livr'Ouvert, Paris 11e), Sylvie Loriquer (L'Attrape-Cœur, Paris 18e), Nathalie Lacroix (Le Comptoir des mots, Paris 20e), Véronique Marchand, Aline Robert et Stéphanie Biotteau (Librairie Coiffard, Nantes).
PREMIERE SELECTION PRIX LILAS 2008 16/01/2008
Actus personnelles
Le prix Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l'ouvrage paraît à la rentrée de janvier. La vocation de ce prix est de promouvoir la littérature féminine.
Le Prix Lilas 2007 a été décerné à Anne Wiazemski pour « Jeune fille », paru chez Gallimard.
Les membres du jury du Prix Lilas 2008 se sont réunis le 15 janvier à la Closerie des Lilas.
Le jury permanent : Emmanuelle de Boysson (présidente), Tatiana de Rosnay (vice-présidente), Carole Chrétiennot, Jessica Nelson, Stéphanie Janicot.
Le jury tournant 2008 : Christine Ferniot, Amanda Sthers, Eliette Abécassis, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Michèle Fitoussi, Noëlle Chatelet, Isabelle Alonso, Audrey Diwan.
Une première sélection de douze romans a été établie :
Rêve d'amour, de Laurence Tardieu (Stock)
Passe un ange noir, d'Anne Bragance, (Mercure de France)
Sœurs de peau, de Sylvie Crossman, (Albin Michel)
L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis, de Michèle Halberstadt, (Albin Michel)
Les derniers Indiens, de Marie-Hélène Lafon (Buchet Chastel)
Tel des astres éteints, de Léonora Miano (Plon)
L'amant de la ligne 11, de Rina Novi (Buchet Chastel)
Et mon cœur transparent, de Véronique Ovaldé, (L'Olivier)
Nous vieillirons ensemble, de Camille de Peretti, (Stock)
Chanson pour bestioles, de Cécile Reyboz, (Actes Sud)
Le temps d'une chute, de Claire Wolniewicz (Vivianne Hamy)
La mère horizontale, de Carole Zalberg (Albin Michel)
Deuxième sélection, le 15 février.
Remise des Prix de la Closerie des Lilas le 26 mars.
Le Prix Lilas – Remise du Lilas du roman
Les Prix de l'Académie Lilas – Remise des lilas du Livre : Le Lilas de l'éditrice, le Lilas de l'attachée de presse, le Lilas de la libraire.
http://prixlilasblog.over-blog.com/
http://www.myspace.com/prixlilas
Le Prix Lilas 2007 a été décerné à Anne Wiazemski pour « Jeune fille », paru chez Gallimard.
Les membres du jury du Prix Lilas 2008 se sont réunis le 15 janvier à la Closerie des Lilas.
Le jury permanent : Emmanuelle de Boysson (présidente), Tatiana de Rosnay (vice-présidente), Carole Chrétiennot, Jessica Nelson, Stéphanie Janicot.
Le jury tournant 2008 : Christine Ferniot, Amanda Sthers, Eliette Abécassis, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Michèle Fitoussi, Noëlle Chatelet, Isabelle Alonso, Audrey Diwan.
Une première sélection de douze romans a été établie :
Rêve d'amour, de Laurence Tardieu (Stock)
Passe un ange noir, d'Anne Bragance, (Mercure de France)
Sœurs de peau, de Sylvie Crossman, (Albin Michel)
L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis, de Michèle Halberstadt, (Albin Michel)
Les derniers Indiens, de Marie-Hélène Lafon (Buchet Chastel)
Tel des astres éteints, de Léonora Miano (Plon)
L'amant de la ligne 11, de Rina Novi (Buchet Chastel)
Et mon cœur transparent, de Véronique Ovaldé, (L'Olivier)
Nous vieillirons ensemble, de Camille de Peretti, (Stock)
Chanson pour bestioles, de Cécile Reyboz, (Actes Sud)
Le temps d'une chute, de Claire Wolniewicz (Vivianne Hamy)
La mère horizontale, de Carole Zalberg (Albin Michel)
Deuxième sélection, le 15 février.
Remise des Prix de la Closerie des Lilas le 26 mars.
Le Prix Lilas – Remise du Lilas du roman
Les Prix de l'Académie Lilas – Remise des lilas du Livre : Le Lilas de l'éditrice, le Lilas de l'attachée de presse, le Lilas de la libraire.
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J-C Lattès : Les nouvelles provinciales 21/12/2007
Actus personnelles
Sortie en mars de mon roman Les nouvelles provinciales chez JC Lattès.
Argu
Les Provinciales
Emmanuelle de Boysson
Diane Muller, chroniqueuse parisienne dans un magazine féminin est chargée d'un dossier tourisme sur Mulhouse où elle a brûlé son adolescence. Elle n'y est pas revenue depuis la mort de son père. Pour elle, l'Alsace est associée aux souvenirs de ce patron discret, en proie à des doutes et de Marthe, sa mère, femme publique, en apparence bourrée de certitudes. Diane renoue avec ses copines de lycée, Sidonie, Mirabelle, Valentine, Adèle qu'elle trouve étonnement pétillantes et libérées. Quand elle leur annonce que sa cousine Philo a l'intention de s'installer à Mulhouse pour y lancer une ligne de lingerie, le clan des brodeuses panique. Que reprochent-elles à cette ambitieuse sur qui elles fantasment ?
Une mystérieuse chemise de nuit circule entre elles comme un relais qui produit sur chacune des effets quasi « magiques ». Seule Philo en connaît le secret. Déjà très solidaire, cette bande de provinciales change de regard, rebondit et permet à Diane de découvrir la vérité sur sa mère.
A travers des récits croisés, Emmanuelle de Boysson explore les a priori, les tiraillements intérieurs de quadra bouillonnantes, croque avec tendresse leurs manies, leur soif de liberté, leur besoin d'aimer. Un livre optimiste et drôle sur la mutation de femmes en quête d'authenticité.
Emmanuelle de Boysson collabore à plusieurs journaux et préside les Prix de la Closerie des Lilas. Elle a publié récemment Georges Izard, avocat de la liberté, Le secret de ma mère, L'Amazone de la foi, Le secret des couples qui durent. (J'ai lu), Femmes, les grands rendez-vous de votre vie (J'ai lu), aux Presses de la Renaissance et Les grandes bourgeoises, chez J-C Lattès
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à l'ordre de Service littéraire
24 rue Martignac 75007
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Argu
Les Provinciales
Emmanuelle de Boysson
Diane Muller, chroniqueuse parisienne dans un magazine féminin est chargée d'un dossier tourisme sur Mulhouse où elle a brûlé son adolescence. Elle n'y est pas revenue depuis la mort de son père. Pour elle, l'Alsace est associée aux souvenirs de ce patron discret, en proie à des doutes et de Marthe, sa mère, femme publique, en apparence bourrée de certitudes. Diane renoue avec ses copines de lycée, Sidonie, Mirabelle, Valentine, Adèle qu'elle trouve étonnement pétillantes et libérées. Quand elle leur annonce que sa cousine Philo a l'intention de s'installer à Mulhouse pour y lancer une ligne de lingerie, le clan des brodeuses panique. Que reprochent-elles à cette ambitieuse sur qui elles fantasment ?
Une mystérieuse chemise de nuit circule entre elles comme un relais qui produit sur chacune des effets quasi « magiques ». Seule Philo en connaît le secret. Déjà très solidaire, cette bande de provinciales change de regard, rebondit et permet à Diane de découvrir la vérité sur sa mère.
A travers des récits croisés, Emmanuelle de Boysson explore les a priori, les tiraillements intérieurs de quadra bouillonnantes, croque avec tendresse leurs manies, leur soif de liberté, leur besoin d'aimer. Un livre optimiste et drôle sur la mutation de femmes en quête d'authenticité.
Emmanuelle de Boysson collabore à plusieurs journaux et préside les Prix de la Closerie des Lilas. Elle a publié récemment Georges Izard, avocat de la liberté, Le secret de ma mère, L'Amazone de la foi, Le secret des couples qui durent. (J'ai lu), Femmes, les grands rendez-vous de votre vie (J'ai lu), aux Presses de la Renaissance et Les grandes bourgeoises, chez J-C Lattès
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Prix de la Closerie des Lilas 14/11/2007
Actus personnelles
Hier soir, à la Closerie des lilas, les filles des Lilas se sont réunies. Le nouveau lilas du roman et le lilas du Livre avec celles du lilas du roman de l'an dernier. Un jury tournant, rien de plus difficile à gérer. Personne ne veut partir. La solution : tout le monde reste au sein de l'Académie Lilas. Les nouvelles venues : Amanda Sthers, Michèle Fitoussi, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Audrey Diwan, Noëll Chatelet, Isabelle Alonso, Christine Ferniot et Eliette Abécassis ont été chaleureusement accueilllies par les anciennes. Le champagne coulait à flot, le buffet de carpaccio était délicieux. Nous étions bien, entre filles, une sacrée bande!
Le lilas du Livre remettra trois lilas : à une éditrice, à une attachée de presse et à une libraire. Pas simple de définir les critères, mais on avance sous la co présidence de Marie-Christine Imbault et d'Elisabeth Barillé.
La fête aura lieu le 26 mars. Nous avons une nouvelle attachée de presse, Marie Jacquier.
C'est promis, je vous raconterai tout, sauf nos délibérations secrètes. Ici, on bosse, on discute beaucoup, mais toujours dans un esprit lilas de bonne humeur, de solidarité et de tolérance. Si nous sommes différentes du Prix de Flore, nous remercions Miroslav et Colette, les propriétaires de La Closerie et du Flore de soutenir et de promouvoir la littérature! Ainsi que Carole Chrétiennot, notre amie.
Profil
Emmanuelle de Boysson
Ecrivain (auteur de dix livres dont Le secret de ma mère, Le secret des couples qui durent, aux Presses de la Renaissance, J'ai Lu ; Les grandes bourgeoises et Les nouvelles provinciales, chez J-C Lattès), journaliste à Marie Claire, votrejournal.net, Fémi 9, Service littéraire et Présidente du Prix Lilas.
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