Actus personnelles
Communiqué de presse –
26 janvier
Mercredi 26 janvier 2011, le jury du Prix de La Closerie des Lilas s’est réuni afin d’établir
une première sélection de douze romans de femmes parus entre janvier et mars 2011. La
seconde liste sera déterminée lors de la réunion du 10 Mars. Le prix sera remis le 6 avril
2011.
5 ans déjà ! Le Prix de la Closerie des Lilas, créé en 2007, poursuit avec enthousiasme sa
mission : soutenir, faire connaître et aimer une littérature féminine de qualité. Par souci
d’indépendance et d’ouverture, la volonté des fondatrices a été d’instituer un jury tournant et
hétérogène qui rassemble des femmes du monde des arts, des lettres, de la presse, des sciences et
de la politique. Le prix de la Closerie des Lilas est d’abord une histoire d’amitié, de passion
partagée pour la littérature.
Le jury tournant :
Isabelle Alonso (romancière et chroniqueuse), Lydia Bacri (directrice de la rédaction de
l'Express Styles), Dominique Bona (écrivain, biographe et journaliste), Camille (chanteuse),
Marie Drucker (journaliste et animatrice), Caroline Fourest (journaliste et essayiste),
Françoise Héritier (Professeur au Collège de France, anthropologue), Katherine Pancol
(romancière), Sylvie Testud (actrice et romancière), Rama Yade (Ambassadrice de France à
l'Unesco).
Le jury permanent :
Emmanuelle de Boysson (romancière et journaliste à Marie-Claire, présidente du jury), Adélaïde
de Clermont-Tonnerre (romancière et journaliste à Point de Vue), Carole Chrétiennot
(cofondatrice du Prix de Flore et responsable de communication) , Marie-Christine Imbault
(journaliste à Livres Hebdo) et Jessica Nelson (romancière et coordinatrice de l’émission : Au
Field de la Nuit).
Dotation :
La lauréate sera l’invitée privilégiée de la Closerie des Lilas pendant une année, pour un
montant de 3 000 euros.
La Maison Montblanc remettra à la lauréate du Prix Lilas un stylo plume Edition Limitée Etoile
de Montblanc, corps et capuchon en argent recouverts d’une laque transparente, attributs et
plume pacqués en or 18 carats. Ce stylo d’une silhouette parfaite et sensuelle, incarne la
séduction par excellence en hommage aux femmes,
Première sélection :
Emma Becker : Mr. Denoël
Fabienne Berthaud : Un jardin sur le ventre. JBZ&Cie.
Frédérique Deghelt : La nonne et le brigand. Actes Sud
Jeanne Benameur : Les insurrections singulières. Actes Sud
Sylvie Ohayon : Papa was not a Rolling Stone. Robert Laffont
Véronique Olmi : Cet été-Là. Bernard Grasset
Valérie Clo : Plein Soleil. Buchet Chastel
Sibylle Grimbert : Le vent tourne. Léo Scheer
Bessa Myftiu : Amours au temps du communisme. Fayard
Christine Orban : Le pays de l’absence. Albin Michel.
Sophie Bassignac : Dos à dos. JC Lattès.
Capucine Ruat : J’attends. Stock.
Plus d’information :
http://prixlilasblog.over-blog.com/
Page Facebook Prix de la Closerie des Lilas
Contact presse :
Marie Jacquier
06 13 54 60 12
jacquier@bureaujm.com
une première sélection de douze romans de femmes parus entre janvier et mars 2011. La
seconde liste sera déterminée lors de la réunion du 10 Mars. Le prix sera remis le 6 avril
2011.
5 ans déjà ! Le Prix de la Closerie des Lilas, créé en 2007, poursuit avec enthousiasme sa
mission : soutenir, faire connaître et aimer une littérature féminine de qualité. Par souci
d’indépendance et d’ouverture, la volonté des fondatrices a été d’instituer un jury tournant et
hétérogène qui rassemble des femmes du monde des arts, des lettres, de la presse, des sciences et
de la politique. Le prix de la Closerie des Lilas est d’abord une histoire d’amitié, de passion
partagée pour la littérature.
Le jury tournant :
Isabelle Alonso (romancière et chroniqueuse), Lydia Bacri (directrice de la rédaction de
l'Express Styles), Dominique Bona (écrivain, biographe et journaliste), Camille (chanteuse),
Marie Drucker (journaliste et animatrice), Caroline Fourest (journaliste et essayiste),
Françoise Héritier (Professeur au Collège de France, anthropologue), Katherine Pancol
(romancière), Sylvie Testud (actrice et romancière), Rama Yade (Ambassadrice de France à
l'Unesco).
Le jury permanent :
Emmanuelle de Boysson (romancière et journaliste à Marie-Claire, présidente du jury), Adélaïde
de Clermont-Tonnerre (romancière et journaliste à Point de Vue), Carole Chrétiennot
(cofondatrice du Prix de Flore et responsable de communication) , Marie-Christine Imbault
(journaliste à Livres Hebdo) et Jessica Nelson (romancière et coordinatrice de l’émission : Au
Field de la Nuit).
Dotation :
La lauréate sera l’invitée privilégiée de la Closerie des Lilas pendant une année, pour un
montant de 3 000 euros.
La Maison Montblanc remettra à la lauréate du Prix Lilas un stylo plume Edition Limitée Etoile
de Montblanc, corps et capuchon en argent recouverts d’une laque transparente, attributs et
plume pacqués en or 18 carats. Ce stylo d’une silhouette parfaite et sensuelle, incarne la
séduction par excellence en hommage aux femmes,
Première sélection :
Emma Becker : Mr. Denoël
Fabienne Berthaud : Un jardin sur le ventre. JBZ&Cie.
Frédérique Deghelt : La nonne et le brigand. Actes Sud
Jeanne Benameur : Les insurrections singulières. Actes Sud
Sylvie Ohayon : Papa was not a Rolling Stone. Robert Laffont
Véronique Olmi : Cet été-Là. Bernard Grasset
Valérie Clo : Plein Soleil. Buchet Chastel
Sibylle Grimbert : Le vent tourne. Léo Scheer
Bessa Myftiu : Amours au temps du communisme. Fayard
Christine Orban : Le pays de l’absence. Albin Michel.
Sophie Bassignac : Dos à dos. JC Lattès.
Capucine Ruat : J’attends. Stock.
Plus d’information :
http://prixlilasblog.over-blog.com/
Page Facebook Prix de la Closerie des Lilas
Contact presse :
Marie Jacquier
06 13 54 60 12
jacquier@bureaujm.com
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Jean Dutourd
18/01/2011Actus personnelles
Un des derniers entretiens avec l'académicien disparu lundi 17 janvier à l'âge de 91 ans.
A l’occasion de la réédition d’Au bon beurre, de Jean Dutourd, avec des illustrations de Philippe Dumas (Ecole des loisirs), rencontre avec un académicien peu académique.
Propos recueillis par Anthony Palou et Emmanuelle de Boysson
Eternel résistant, l’académicien Jean Dutourd, 88 ans, n’a rien perdu de son humour corrosif et de son esprit de contradiction. Il nous reçoit dans son grand appartement, rue Guénégaud, nous conduit vers sa bibliothèque où il écrit tous les matins. Après La grenade et le suppositoire - ses chroniques dans France Soir (Plon, 2007), Flammarion vient de publier La chose écrite, près de deux cents textes extraits de Contre les dégoûts de la vie et de Domaine public.
Service Littéraire. : Quels sont les écrivains qui vous ont particulièrement impressionnés ?
J. D. : C’est Saint-Simon qui m’a le plus influencé. La phrase est merveilleuse, le français, bœuf bourguignon, et non pas bœuf carottes. Stendhal aussi. Parmi les contemporains, Giono, sans aucun doute.
S. L. : Et Aragon ? Vous êtes parti avec lui en Russie alors que vous ne partagiez pas ses idées…
J. D. : J’ai publié un petit livre là-dessus intitulé, Les voyageurs du Tupolev. Je crois qu’il n’avait pas d’idées. Très tôt, il s’est mis deux boulets aux pieds : le PC et la mère Elsa (Triolet).
S. L. Vous avez traduit Le vieil homme et la mer, d’Hemingway et Truman Capote…
J. D. : Hemingway, ce n’était pas difficile à traduire. Pour Capote, je me suis laissé piéger. J’ai déjeuné avec lui à New York ; il venait de publier le récit d’un voyage avec la troupe de Porgy and Bess en URSS. J’avais trouvé ça « crevant ». J’ai eu l’imprudence de dire : si j’étais traducteur, je le publierai en français. Ca n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : il m’a emmerdé pendant deux ans.
S. L. : Quel fut votre rôle comme conseiller littéraire chez Gallimard ?
J. D. : Mon travail consistait à écrire des prières d’insérer pour des livres que je n’avais pas lus et dont je disais qu’ils étaient géniaux. Je donnais un petit questionnaire à remplir aux auteurs et me promenais dans les couloirs en sifflotant, ce qui agaçait Gaston Gallimard. En 1951, j’ai publié Les fruits de Congo de Vialatte, je l’ai lu en poussant des cris d’admiration ! Nimier et moi, nous étions les deux dernières toquades de Gaston. Après 1966, je suis allé chez Flammarion où j’ai été très heureux.
S. L. : Parmi les écrivains français d’aujourd’hui, y en a-t-il certains que vous admirez ?
J. D. : Patrick Besson et Modiano. Amélie Nothomb écrit de temps en temps un livre pas mal, le reste du temps, ce sont des crétineries.
S. L. Quels écrivains verriez-vous à l’Académie ?
J. D. : Van Cauwelaert : une bonne idée. Eric Neuhoff, aussi. Jean Raspail n’y est pas pour des raisons politiques, comme Jean Cau.
S. L. : Vous avez publié en 1985, Le mauvais esprit, des entretiens avec Jean-Edern Hallier, à l’époque, vous aviez dit qu’il avait un gros défaut : il ne travaillait pas assez…
J. D. : Il était trop sollicité. Il vous téléphonait à six heures du matin pour montrer qu’il était un lève-tôt, comme si on ne s’en foutait pas. Comparé à L’Idiot, Le Canard enchaîné est un journal lamentable qui m’a traîné dans la boue, mais c’était assez rigolo. Je leur hérissais le poil.
S. L. : On a souvent dit que vous êtes un réactionnaire…
J. D. : Ma devise est un peu celle de « l’os à moelle », de Pierre Dac : « Pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour ».
S. L. : Ca vous arrive de regarder la télé ?
J. D. : J’ai trouvé une petite série française très marrante : Faites comme chez vous. C’est vraiment l’imbécillité actuelle, très joliment peinte. C’est dans l’esprit des Bronzés font du ski, digne de Labiche.
S. L. : Ne trouvez-vous pas qu’on traite la langue française comme une vieille maîtresse?
J. D. : On est en pleine démolition. Nous sommes dans un monde complètement matérialiste. La langue française est faite pour l’esprit, le cœur, les sentiments.
S. L. : Est-ce que le plasticage de votre appartement en 1978 vous a aidé à être élu à l’Académie ?
J. D. : Ca a fait beaucoup. Ils se sont dit : ce pauvre type, il a déjà été tellement embêté. L’Académie est toujours une protection. Quand j’ai été élu, Maurice Druon, mon ami de toujours, m’a téléphoné en me disant : tu ne trouves pas que tu en fais un peu trop ?
S. L. : Quels sont vos meilleurs camarades quai Conti ?
J. D. : Lévi-Strauss, mais il se fait bien vieux. J’aime bien Orsenna, Rinaldi, Jean d’Ormesson, Félicien Marceau, Michel Mohrt, aussi.
S. L. : Que lisez-vous ?
J. D. : Je viens de recevoir un livre d’Alain Paucard, sur l’art moderne. Il fait partie comme moi du club des Ronchons dont je suis président d’honneur, ce qui me revient de droit.
Propos recueillis par Anthony Palou et Emmanuelle de Boysson
Eternel résistant, l’académicien Jean Dutourd, 88 ans, n’a rien perdu de son humour corrosif et de son esprit de contradiction. Il nous reçoit dans son grand appartement, rue Guénégaud, nous conduit vers sa bibliothèque où il écrit tous les matins. Après La grenade et le suppositoire - ses chroniques dans France Soir (Plon, 2007), Flammarion vient de publier La chose écrite, près de deux cents textes extraits de Contre les dégoûts de la vie et de Domaine public.
Service Littéraire. : Quels sont les écrivains qui vous ont particulièrement impressionnés ?
J. D. : C’est Saint-Simon qui m’a le plus influencé. La phrase est merveilleuse, le français, bœuf bourguignon, et non pas bœuf carottes. Stendhal aussi. Parmi les contemporains, Giono, sans aucun doute.
S. L. : Et Aragon ? Vous êtes parti avec lui en Russie alors que vous ne partagiez pas ses idées…
J. D. : J’ai publié un petit livre là-dessus intitulé, Les voyageurs du Tupolev. Je crois qu’il n’avait pas d’idées. Très tôt, il s’est mis deux boulets aux pieds : le PC et la mère Elsa (Triolet).
S. L. Vous avez traduit Le vieil homme et la mer, d’Hemingway et Truman Capote…
J. D. : Hemingway, ce n’était pas difficile à traduire. Pour Capote, je me suis laissé piéger. J’ai déjeuné avec lui à New York ; il venait de publier le récit d’un voyage avec la troupe de Porgy and Bess en URSS. J’avais trouvé ça « crevant ». J’ai eu l’imprudence de dire : si j’étais traducteur, je le publierai en français. Ca n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : il m’a emmerdé pendant deux ans.
S. L. : Quel fut votre rôle comme conseiller littéraire chez Gallimard ?
J. D. : Mon travail consistait à écrire des prières d’insérer pour des livres que je n’avais pas lus et dont je disais qu’ils étaient géniaux. Je donnais un petit questionnaire à remplir aux auteurs et me promenais dans les couloirs en sifflotant, ce qui agaçait Gaston Gallimard. En 1951, j’ai publié Les fruits de Congo de Vialatte, je l’ai lu en poussant des cris d’admiration ! Nimier et moi, nous étions les deux dernières toquades de Gaston. Après 1966, je suis allé chez Flammarion où j’ai été très heureux.
S. L. : Parmi les écrivains français d’aujourd’hui, y en a-t-il certains que vous admirez ?
J. D. : Patrick Besson et Modiano. Amélie Nothomb écrit de temps en temps un livre pas mal, le reste du temps, ce sont des crétineries.
S. L. Quels écrivains verriez-vous à l’Académie ?
J. D. : Van Cauwelaert : une bonne idée. Eric Neuhoff, aussi. Jean Raspail n’y est pas pour des raisons politiques, comme Jean Cau.
S. L. : Vous avez publié en 1985, Le mauvais esprit, des entretiens avec Jean-Edern Hallier, à l’époque, vous aviez dit qu’il avait un gros défaut : il ne travaillait pas assez…
J. D. : Il était trop sollicité. Il vous téléphonait à six heures du matin pour montrer qu’il était un lève-tôt, comme si on ne s’en foutait pas. Comparé à L’Idiot, Le Canard enchaîné est un journal lamentable qui m’a traîné dans la boue, mais c’était assez rigolo. Je leur hérissais le poil.
S. L. : On a souvent dit que vous êtes un réactionnaire…
J. D. : Ma devise est un peu celle de « l’os à moelle », de Pierre Dac : « Pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour ».
S. L. : Ca vous arrive de regarder la télé ?
J. D. : J’ai trouvé une petite série française très marrante : Faites comme chez vous. C’est vraiment l’imbécillité actuelle, très joliment peinte. C’est dans l’esprit des Bronzés font du ski, digne de Labiche.
S. L. : Ne trouvez-vous pas qu’on traite la langue française comme une vieille maîtresse?
J. D. : On est en pleine démolition. Nous sommes dans un monde complètement matérialiste. La langue française est faite pour l’esprit, le cœur, les sentiments.
S. L. : Est-ce que le plasticage de votre appartement en 1978 vous a aidé à être élu à l’Académie ?
J. D. : Ca a fait beaucoup. Ils se sont dit : ce pauvre type, il a déjà été tellement embêté. L’Académie est toujours une protection. Quand j’ai été élu, Maurice Druon, mon ami de toujours, m’a téléphoné en me disant : tu ne trouves pas que tu en fais un peu trop ?
S. L. : Quels sont vos meilleurs camarades quai Conti ?
J. D. : Lévi-Strauss, mais il se fait bien vieux. J’aime bien Orsenna, Rinaldi, Jean d’Ormesson, Félicien Marceau, Michel Mohrt, aussi.
S. L. : Que lisez-vous ?
J. D. : Je viens de recevoir un livre d’Alain Paucard, sur l’art moderne. Il fait partie comme moi du club des Ronchons dont je suis président d’honneur, ce qui me revient de droit.
Prix de la Closerie des lilas 2011
14/01/2011Actus personnelles
Carole Chrétiennot
Jessica Nelson
Adélaïde de Clermont Tonnerre
Emmanuelle de Boysson
Marie-Christine Imbault
Isabelle Alonso
Marie Drucker
Katherine Pancol
Sylvie Testud
Lydia Bacri
Caroline Fourest
Françoise Héritier
Camille
Jessica Nelson
Adélaïde de Clermont Tonnerre
Emmanuelle de Boysson
Marie-Christine Imbault
Isabelle Alonso
Marie Drucker
Katherine Pancol
Sylvie Testud
Lydia Bacri
Caroline Fourest
Françoise Héritier
Camille
Profil
Emmanuelle De Boysson
Ecrivain (auteur de dix livres dont Le secret de ma mère, Le secret des couples qui durent, aux Presses de la Renaissance, J'ai Lu ; Les grandes bourgeoises et Les nouvelles provinciales, chez J-C Lattès), journaliste à Marie Claire, votrejournal.net, Fémi 9, Service littéraire et Présidente du Prix Lilas.
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