Actus personnelles

Claude-Henry du Bord et Emmanuelle de Boysson
« Nous, les bons vivants.
Raz le bol des rabat joie »






Editions Le Rocher, 23 avril 2010


Nous vivons dans un monde de plus en plus puritain, jalonné d’interdits : de fumer, de boire de l’alcool, de manger trop gras, trop salé, trop sucré, de dire ce qu’on pense, d’utiliser sa voiture, de gaspiller de l’électricité… Cancer, réchauffement climatique, manque d’énergie, inondations… L’Etat et les prédicateurs ne cessent de nous faire peur au point que nous sommes passés à une morale de privation, d’ascèse où le politiquement correct est érigé en loi, au lieu de profiter des plaisirs simples de la vie. L’homme du XXIe siècle veut durer d’autant plus vieux qu’il se sera toute sa vie privé de Havane, de confit, de rognons sauce Madère, d’Armagnac, de faisan arrosé de Nuits-Saint-Georges… Peut-être finira-t-il centenaire, mais sans rien pouvoir transmettre de la joie que procurent ces « excès » fortement déconseillés. Avons-nous tous envie de mener une vie sinistre ? Pourquoi ce glissement, ce renversement ?
Cet essai grand public et polémique se veut un coup de gueule ! A partir de la vie de grands artistes et personnages bons vivants (Dumas, Balzac, Flaubert, Churchill…), nous nous interrogeons sur les causes de cette crainte de vivre : influence du néo-puritanisme américain, culpabilité, inculture, désinformation, stress, écologie militante, malbouffe, influence de scandales alimentaires, mais aussi toute puissance de l’Etat. Nous montrons que cette nouvelle religion conduit à des aberrations, des dérives, des outrances, qu’elle favorise un marché juteux et qu’elle a des répercussions sur nos comportements (ségrégation des fumeurs, affiches sans cigarettes…). Cette réflexion permettra de se demander pourquoi le bon vivant n’incarne plus un exemple à suivre et de montrer, par des témoignages de contemporains (restaurateurs, personnalités), qu’il existe aujourd’hui un retour aux plaisirs de la bonne chère, du bon vin et de la convivialité que ces plaisirs suscitent.



Première sélections de l’académie Lilas pour les trois prix qui seront remis le 8 avril 2010 à la Closerie des Lilas

Lilas de l’éditrice :

- Liana Lévi (éditions Liana Lévi)
- Véra Michalsky (Groupe Libella : Noir sur Blanc, Phébus, Buchet Chastel)

Pour tout savoir sur elle :
http://www.telerama.fr/livre/21953-l_h__riti__re.php
http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1359Michalski.html
http://www.lexpansion.com/economie/vera-michalski_18055.html
et plein d’articles encore (L’hebdo, Point de vue … )

- Anne-Marie Métailié (éd. Métailié)
- Isabelle Gallimard (Mercure de France)
- Isabelle Laffont (Lattès)



Lilas de l’attachée de presse :

Brigitte Béranger (Lattès)
Claudine Lemaire (indépendante)
Elodie Deglaire (Grasset)
Soizic Molkou (Flammarion)
Brigitte Semler (Belfond)



Lilas de la libraire

Nathalie Iris (Mots en marge, La Garenne Colombes)
Michèle Chadeisson (Librairie Texture, 94 avenue Jean Jaurès 75019 Paris)
Libraire de Chartres
Escale littéraire, 120 Boulevard du Montparnasse 75014 Paris

Et, déjà sélectionnées, l’an dernier :
Anne Martelle Amiens
Le grenier d’abondance, Salon de Provence
Maya Flandin, Vivement dimanche, Lyon


Le salon d’Emmanuelle

Comme les Précieuses dans leurs ruelles, je reçois tous les matins allongée sur mon lit. Mes invités s’assoient selon leur rang sur des crapauds, des chaises, des tabourets ou les carreaux. Les cavaliers s’appuient à la balustrade et nous conversons, nous parlons de poésie, nous jouons aux bouts-rimés, au cœur volé, à la chasse à l’amour. Mes invités ont l’élégance de déposer devant ma porte leurs dernières créations, lettres, billets doux, libelles ou mazarinades. Certains de ces cadeaux sont empoissonnés. Quand la couverture vante : un million d’exemplaires vendus, je me méfie. Ce n’est ni le poids ni les chiffres encore moins la médiatisation qui font la qualité d’un texte. J’ai plutôt tendance à privilégier les maigres, les discrets, ceux qui sentent le bon fumet. C’est à travers « La blessure et la soif », que Laurence Plazenet (Gallimard) m’est apparue comme une amie, que mon cœur s’est emballé pour « Le moins aimé », de Bruno de Cessole (La Différence), deux auteurs qui se coulent merveilleusement dans une langue raffinée, celui que je retrouve dans « Ecris-moi si tu m’aimes encore », (Bayard), une correspondance amoureuse entre deux inconnus. Pourquoi aujourd’hui tant de livres inutiles et bâclés ? En compagnie de mon cher cardinal de Retz, je suis une frondeuse, la complice d’Arhénice, de Ninon de Lenclos, de Melle de Scudéry ou de madame de Sablé ces initiatrices de l’art pour l’art, folles de La Carte du Tendre et du mariage à l’essai. Mais ce siècle a ce qu’il mérite : la platitude de ses petits marquis, l’étalage indiscret de vertus supposées ou d’actes que la morale réprouve et surtout la fadeur sans nom d’une inculture généralisée.
Emmanuelle de Boysson


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Emmanuelle de Boysson
Emmanuelle de Boysson
Ecrivain (auteur de dix livres dont Le secret de ma mère, Le secret des couples qui durent, aux Presses de la Renaissance, J'ai Lu ; Les grandes bourgeoises et Les nouvelles provinciales, chez J-C Lattès), journaliste à Marie Claire, votrejournal.net, Fémi 9, Service littéraire et Présidente du Prix Lilas.







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