E2B

30/12/2008

Actus personnelles

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L’amitié homme-femme, une nouvelle valeur sûre



12 février 2009 Le Rocher
Attachée presse : Colette Manne


Ami Amie est un essai tonique et nourri consacré à l’amitié homme femme, lien aussi rare que précieux, à ses conditions, à ses enjeux, à son originalité.

4e couv
« L’amitié est toujours profitable, l’amour est parfois nuisible » (Sénèque)…
Mais l’amitié homme-femme est-elle possible ? A l’heure où le couple traditionnel n’est plus la référence, cette relation, parfois teintée d’ambiguïté, permet à chacun de s’épanouir en restant soi-même, de se construire grâce à une confiance réciproque, de l’humour et de la légèreté. Ce lien hors normes est devenu une valeur forte, un refuge : amis de longue date, les co-auteurs en sont la preuve vivante.
Ils reviennent sur l’évolution du sentiment amical et démontrent, qu’aujourd’hui, l’égalité des hommes et des femmes permet …. Ils analysent les conditions nécessaires à sa naissance, comme à son développement, examinent les écueils et dénombrent les bienfaits en s’appuyant aussi sur des témoignages de personnalités.
Un débat dans l’air du temps original et pertinent qui dessine les contours de ce que pourraient être les relations homme-femme de demain.
Emmanuelle de Boysson collabore à plusieurs journaux tels que Marie Claire, ou VSD. Auteur d’essais (Les Secrets des couples qui durent, J’ai lu) et de romans (Les Grandes bourgeoises et Les Nouvelles provinciales, chez J-C Lattès), elle est également présidente du Prix Lilas.

Claude-Henry du Bord est directeur littéraire des éditions des Cahiers Bleus Poète. Poète (Le Verbe vivre, Les cahiers bleus), essayiste (Le Christianisme, Eyrolles) et philosophe (La Philosophie, Eyrolles), il est aussi l’auteur du roman, On ne choisit pas d’aimer (éd. Zurfluh).


Argu
L’idée même d’une amitié possible entre hommes et femmes suscite des réactions excessives. La plupart ne veulent pas y croire. Les rares qui la vivent font figurent d’exceptions. Or, les auteurs en sont l’exemple même, et ils le diront : leur collaboration est le fruit d’une histoire d’amitié des plus épanouissantes.
En effet, il s’agit bien d’une tendance nouvelle, signe d’une évolution des mentalités, qui met à bas les préjugés. Cet essai cerne donc la singularité de cette relation hors normes. Valeur montante dans une société où la référence au couple ne fait plus recette, l’amitié hommes-femmes change la donne et s’offre comme une alternative aux rapports souvent tumultueux que les sexes entretiennent.
Tout tient sans doute à l’évolution de la place de la femme dans les sociétés, que les auteurs étudient de l’Antiquité à nos jours, notamment sur les conceptions, souvent machistes, que les philosophes se font de l’amitié. Un constat permanent : la femme en est presque toujours exclue ; une cause : elle est jugée inférieure. Une seule exception notoire : la théorie de l’honnête amitié développée au XVIIe siècle autour de La Fontaine et des salons que réunissaient des femmes d’esprit. Aujourd’hui, il semble enfin que les conditions nécessaires à cette complicité soient à nouveau réunies.
Les auteurs se livrent donc à une analyse de l’amitié dans ses applications au lien paradoxal homme/femme et dans ses aspects contemporains, jusqu’à l’émancipation qu’elle représente aujourd’hui. Analyse des conditions sociales (à chaque milieu, à chaque âge son amitié), économiques et psychologiques (complémentarité, respect, bienveillance, gratuité…), des limites et des écueils de l’amitié homme-femme (la jalousie, les intérêts, la trahison, la dépendance, l’argent, les malentendus), de ses bénéfices (solidarité, joie de travailler ensemble).
Leur enquête s’enrichit d’une série d’entretiens avec des personnalités contemporaines : Hubert Prolongeau, Nathalie Rheims, Bernard Werber – Stéphanie Janicot, Isabelle Alonso, Pierre Canavaggio…

Originalité et pertinence

Ami Amie brosse un tableau historique critique et ouvre des perspectives confiantes. Un livre de référence, tout autant que d’actualité, sur un sujet qui intéressera la presse féminine comme le presse littéraire, et séduira le grand public.
Sa publication est prévue le mois de la Saint-Valentin, cet essai pouvant être présenté en librairie comme un livre-cadeau.


Emmanuelle de Boysson

Aînée de cinq enfants, Emmanuelle passe son enfance au Maroc. Après une adolescence en Alsace, elle est inscrite en terminale, à Sainte-Marie de Neuilly, institution fondée par son arrière-grand-mère, Madeleine Daniélou. Après une maîtrise de lettres et Sciences-po, elle se marie avec Hervé de Boysson, père de ses trois enfants. Formatrice en relations humaines pendant quinze ans, en 1995, elle joue Louise de Rénal dans son adaptation du Rouge et le Noir avant de consacrer à ses grands-oncles une biographie enthousiaste : Le Cardinal et l’hindouiste ou le mystère des frères Daniélou (Presses de la Renaissance). Elle complète sa trilogie familiale avec Georges Izard, avocat de la liberté et Le secret de ma mère (Presses de la Renaissance, France-Loisirs 12 000 exemplaires vendus) Ce récit sur les relations mère- fille la convainc d’écrire toujours plus sur les femmes. En 2005, paraît L’Amazone de la foi, biographie d’une aventurière du Nouveau Monde. La même année, Les Secrets des couples qui durent (J’ai Lu, 15 000 ex vendus). En 2006, Les Grandes Bourgeoises, peinture d’un milieu très rive gauche dont elle se moque pour bien le connaître (Editions J-C Lattès et Pocket, 18 000 ex vendus).
Après Femmes, les grands rendez-vous de votre vie (Presses de la Renaissance), la présidente du Prix Lilas (prix remis à une romancière à la Closerie des Lilas), journaliste à Marie Claire, Femmes, VSD, Service Littéraire, publie Les Nouvelles Provinciales (Editions J-C Lattès, 15 000 exemplaires vendus), une chronique de mœurs qui rend hommage aux provinciales.

Claude-Henry du Bord

Né en 1960, Claude-Henry du Bord est d’origine polonaise par sa mère. Après des études de lettres et de philosophie, il co-fonde la revue poétique, L’Absolu Manifeste, et assume aux éditions Lachenal et Ritter la publication des œuvres de Philippe Soupault et de Malclm de Chazal. Professeur d’histoire de la philosophie à l’Institut Catholique de Paris jusqu’en 1987, poète ( 4 volumes parus), il se consacre ensuite à l’écriture et travaille activement, à partir de 1993, avec des compositeurs contemporains. Directeur littéraire des éditions l’Atelier Contemporain, il y édite des textes rares de Jean Guitton et Julien Green. Critique littéraire à la revue Etudes, il est aussi traducteur de littérature polonaise, 26 volumes traduits et publiés en français (il a édité deux volumes de Jean-Paul II aux éditions du Rocher – 35 000 exemplaires vendus). Auteur d’essais chez Eyrolles : Le Christianisme. Histoire, courants, culture – 4000 exemplaires vendus. Il a publié en 2007 : La Philosophie (4000 ex vendus, volume repris au Canada chez Didier). Son dernier roman, On ne choisit pas d’aimer, est paru chez Zurfluh. Il est actuellement directeur de la maison d’édition, Les Cahiers Bleus.


Emmanuelle de Boysson et Claude-Henry du Bord Ami Amie

Actus personnelles

Article paru dans Service littéraire de novembre



Fabrice Gaignault, rédacteur en chef des pages culture de Marie Claire, auteur des Egéries des sixties (Fayard) et d’un Dictionnaire snob de la littérature (Scali) est un fou de rock qui, à ses heures perdues, gratte sur sa guitare un air des Stones en pensant à Anita Pallenberg, ex-compagne de Keith Richards. Fasciné par les derniers bobos à la Jack Kerouac qui sautent d’un train à l’autre au nord de San Francisco, ce dandy a senti l’appel du large souffler sur les plaines de l’Oregon. Il faut être un doux dingue pour partir en pèlerinage sur les traces de Gandhi et se taper près de quatre cents bornes à pattes en compagnie de Michel Monceaux, photographe de génie. En 1930, le Mahatma, petit homme malingre et chauve qui puait l’ail, entreprend la « marche du sel » pour joindre le village côtier de Dandi, sur le golfe du Bengale, flanqué de soixante-dix fidèles, afin de protester contre la décision des Britanniques de taxer la précieuse denrée que même les plus pauvres n’avaient pas le droit de récolter. A son arrivée, il sera jeté en prison et commencera sa lutte pour l’indépendance. Gaignault renoue avec la tradition des carnets de voyage des écrivains voyageurs comme Summerset Maugham, parti sur son âne en Birmanie, Flaubert à Carthage ou Loti dans le Maghreb. Aussi raffiné et décalé que Georges Brummel, Gaignault écrit en marchant, tricote rêveries, émerveillements et réflexions sur la non violence ou ce qu’il en reste. Peu à peu, malgré la chaleur, les camions fous, les vaches somnambules, les ampoules, ses jambes réclament l’effort quotidien, « quelque chose se met en route », une interrogation lancinante sur le voyage qui est toujours nostalgique : « vers quoi avance-t-on ? Vers où ? Pour reculer dans ses souvenirs ». Il courtise « cette certitude de l’insaisissable qui se moque de nous, avec laquelle cependant, nous finissons bien par cohabiter », comme avec une vieille maîtresse. Ce globe trotter mystique croque les scènes quotidiennes, les paysages d’une Inde contrastée en poète, assoiffé de beauté que seule l’écriture apaise. Quant un esthète rencontre la vérité, il ne peut qu’émouvoir.
Gandhi Express, Fabrice Gaignault et Michel Monceaux, Buchet-Chastel, 208 p., 25 E.

Emmanuelle de Boysson
Service littéraire



Actus personnelles

Stéphanie et les Mille et une nuits
Pur produit de l’intégration à la française, Shéhérazade, une beurette qui dirige un talk show, sort avec un homme marié, lui aussi star du Paf. Avant, elle était cette petite Marocaine, bosseuse et sûre d’elle, maintenant, célèbre et indépendante, elle navigue entre plusieurs mondes : celui de ses cousins de banlieue révoltés, celui de ses amies bcbg et du milieu de la télé. Des deux côtés surviendra un drame qui n’épargnera ni les nantis, ni les démunis. Le formidable portrait d’une battante au cœur tendre, en prise avec les préjugés racistes et machistes. Un roman bien construit, lumineux et anti clichés !
Dans la tête de Shéhérazade, de Stéphanie Janicot, (éd. Albin Michel, 19 E)

Amélie, l’égérie.
Le 17e roman d’Amélie Nothomb est son meilleur millésime, un grand Krug. Une métaphore irrésistible de l’écrivain qui, à des degrés divers, est un imposteur. A l’opposé de la littérature du «vécu» gnangnan, style Angot ou Millet, Amélie, égérie à l’imagination décorsetée, se fout des jaloux et autres critiques bonnets de nuit. Avec un plaisir jubilatoire, elle se joue des mots, pastiche le polar, se rit de la mort avec l’élégance d’une aristochatte nietzschéenne. Baptiste Bordave reçoit la visite d’Olaf, un voisin qui a le bon goût de venir mourir chez lui. Au lieu de prévenir les flics, il prend sa place, sa villa versaillaise, sa veuve, Sigrid, une Suédoise qui se shoote au champagne. D’emblée, on éprouve de la sympathie pour ce Baptiste plein d’autodérision, un naïf lunaire d’autant plus en quête d’identité qu’il est prisonnier de sa bulle. On se coule dans cette histoire rocambolesque qui pétille d’aphorismes, de non-dits, de scènes enivrantes, tant chacun de nous finit par obéir à ses mensonges, l’alcool aidant. Un éloge jouissif du bon plaisir.
Le fait du prince, d’Amélie Nothomb, (éd. Albin Michel, 15, 90 E).

L'ennui!

19/12/2008

Actus personnelles

La rentrée de janvier : le moule plus important que la gaufre !
chronique parue dans votrejournal.net





Quand je me maquille, je me jure de ne jamais avoir recours à la chirurgie esthétique. Pourquoi ? Parce que toutes les femmes finissent par se ressembler : même petit nez, mêmes babines pulpeuses, même ovale débile. Quand je lis les piles de livres de cette rentrée, je me jure de n’en pas écrire de semblables, à croire qu’un seul auteur ou éditeur les écrit tous ! Mêmes platitudes, même culte du nombril, même penchant pour la déprime ou les histoires de cul triste ! Voulez-vous que je vous dise ? Ce parallèle n’est pas innocent. Nous ne sommes pas seulement en période de crise et de morosité, nous sommes dans l’exaltation du modèle unique. Qu’importe la pâte, il n’y a plus qu’un seul moule. Il en est de livres comme des femmes, seul compte l’emballage. Plus encore, il semble que cette duplication systématique, ce clonage en règle, soient sensés nous tranquilliser (ou nous anesthésier). Et pour cause, pas une tête qui dépasse et le proverbe japonais a raison de dire que le clou qui sort du rang appelle le marteau. La liste serait longue de ce qu’il n’y a plus et qui nous manque terriblement : les belles âmes noires (Céline, Maurice Sachs, Bernanos), les histoires vraiment « extraordinaires » (à la Poe), les grands romans qui vous transportent, style Hemingway ou Toni Morrison… Et que pensez-vous qu’il arriva ? Un ennui profond, viscéral, homérique, un ennui digne de Moravia et pourquoi ? Parce que « l’ennui naquit un jour de l’uniformité » comme le disait La Motte Houdart, en des temps révolus. Nous avons cependant une raison d’espérer, on ne s’emmerda jamais autant qu’au XVIIIè siècle tant l’idée du bonheur les obsédait au point de les rendre insatisfaits et pourtant, c’est de ces Lumières-là que nous tirons notre sève, du moins faut-il l’espérer. Essayons seulement d’éviter de passer par la case Terreur ! Il se peut que nous soyons aussi atteints que Voltaire et qu’une bonne crise nous permette de retrouver le goût de vivre autant que celui d’écrire de bons livres, ne serait-ce que pour exorciser nos peurs. Car c’est par elles que nous existons. L’effroi de mourir nous rend crédibles, presque aimables. Il devrait guider notre plume.

Emmanuelle de Boysson


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Emmanuelle De Boysson
Emmanuelle de Boysson
Ecrivain (auteur de dix livres dont Le secret de ma mère, Le secret des couples qui durent, aux Presses de la Renaissance, J'ai Lu ; Les grandes bourgeoises et Les nouvelles provinciales, chez J-C Lattès), journaliste à Marie Claire, votrejournal.net, Fémi 9, Service littéraire et Présidente du Prix Lilas.







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