Une souris verte qui courrait dans l'herbe du jardin de l'Elysée avec son ami le mulot s'en allait allègrement dans le jardin de Matignon, puis de tous les ministères intéressants quand un moustique de la race chigungunia les rendirent furieux et s'en prirent à un canard du parc qui flirtait avec un corbeau.
Celui-ci lâchat son fromage dans une gorge profonde. Quelle aventure, mes amis !
Depuis, nos palais sont tout grippés et plus rien ne va comme avant.
Nous tremblons de fièvre mais aussi de peur car tous ces va et vient de Messieurs importants nous font craindre le pire.
Imaginez que l'on nous accuse d'un nouveau virus, moi qui travaille à l'informatique.
Maintenant, le corbeau vole à l'envers pour ne pas voir la misère qu'il a provoquée, et le canard dit qu'il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, lui qui est si civilisé.
La situation est mi-chèvre mi choux mais aussi mi figue et mi raisin.
Voyez-vous, il n'est plus bon de prendre racine dans ces lieux douillets.
Nous n'avons pas nos papiers et un courant pas très clair gronde. Vite, une bonne migration.
Pourtant, qu'est-ce que j'en sais, moi, à me faufiler dans tous les couloirs.
Mais de là à me transformer en corbeau, il y a un pas que la décence m'empêche de franchir.
Chacun ses valeurs.
Xavier Huon (Brest)