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Au royaume de l’intolérance, les bobos sont rois !

"Il y a toujours un petit côté larmoyant sur leurs visages lorsque certains sujets sont abordés. C’est caractéristique. On s’étonne au début de souvent retrouver les mêmes expressions mais cela finit par entrer dans la normalité : le bobo transpire l’empathie..." Et pan ! Voilà un article d'humeur qui n'y va pas avec le dos de la cueiller droite...



par Emmanuel Detroyat
par Emmanuel Detroyat
Il y a plusieurs sortes de bobos.
Ceux qui s’assument, ceux qui s’ignorent, ceux qui s’imaginent, et ceux qui se réclament. A peu de choses près, ce sont les mêmes. Il y a toujours un petit côté larmoyant sur leurs visages lorsque certains sujets sont abordés. C’est caractéristique. On s’étonne au début de souvent retrouver les mêmes expressions mais cela finit par entrer dans la normalité : le bobo transpire l’empathie. Réellement, le mimétisme est frappant. Ca frise l’hystérie collective.
Tout porte à croire que la majorité ne s’en rend pas compte. Ou ne veut pas s’en rendre compte.
On est bobo surtout pour cette raison : parce que c’est rassurant de faire partie du clan des gentils, de ceux dont le coeur bat à l'unisson de toute la souffrance du monde. Oui, il faut être bobo pour se sentir impliqué. On ne peut pas comprendre sinon.
Je n'ai pas la prétention de connaître le monde des People. Je les observe seulement par écran de télévision interposé. Je les écoute se plaindre de ces peines qu'ils s'approprient, je les supporte constamment en espérant que cela s'arrête vite. Je les entends crier au scandale à la moindre virgule. Je suis abruti de cet écœurant déballage de bons sentiments. Pourquoi tant insister sur des lapalissades ? Pourquoi ne jamais cesser de ressasser les mêmes postulats ? Ne plus parler de la guerre annihilerait-il son côté gravissime ? Ne plus insister sur les inégalités de nos sociétés ferait qu'on finirait par les accepter ? Mais pour qui nous prenez-vous ? Ne pas dire qu'on agit pour la bonne cause diminuerait-t-il l'impact de notre action pour cette cause ?

Déformatons-nous !

Nouvel Obs et bobos...
Nouvel Obs et bobos...
Je m'endors souvent sous le poids de ces questions. Je me laisse emporter, frustré, me sentant incompris, désespéré de faire partie de cette population qui préfère l'action au constat rance, la réforme à l'immobilisme. J'espère souvent que cela ne durera pas.
Puis vient le lendemain, la journée j'arpente les trottoirs souillés de Babylone. Paris si belle, dont les égouts s'emplissent de toute la tragédie sociétale. J'observe amusé les discours impliqués, les attitudes étudiées des quidams lo'bobo'tomisés et je ne peux que me résoudre à l'évidence : la liturgie gauchisante trouve un public chaque jour plus nombreux. Je suis noyé sous les slogans pacifistes, mes épaules ploient sous une chape d'amour mimétique qui m'est imposé.
Le bobo tend à se multiplier. Et alors ? Je pourrais m'en foutre, c'est vrai. Mais il ne faut pas laisser faire. C'est d'avenir dont il s’agit. De notre avenir, de celui de nos enfants.
Nous n'avons pas le droit de nous laisser dicter nos pensées.
Et ce n’est pas par un goût pervers pour la pensée révolutionnaire que ma voix s’élève aujourd’hui, bien qu’affirmer aujourd'hui son intérêt profond pour les idées de droite relève presque du nihilisme, ce n’est pas dans un but de révolution, non. C’est dans l’intérêt de la démocratie, à notre niveau, celui de la France d’en bas, cette France de l’individu, du travail, des fêtes entres amis. Cette France du vous et moi.
Tandis que le bobo évolue dans le marasme des idées préconçues, des esprits formatés, du politiquement très correct, tandis qu’il se plait dans ce bouillon d'hypocrisie, soit, laissons le s'en repaître, n'oublions pas nous, l'essentiel, ce qui fait de nous des hommes, des êtres doués d'intelligence : notre esprit critique.
Passer outre les sarcasmes, faire fi des insultes à peine maquillées, insister sur les sujets qui fâchent, surtout ceux-là, le devoir de chacun, notre devoir, est de confronter ces idées à celles des autres, provoquer le débat. Faire reculer cette intolérance qui sous ses apparats de bienséance, pernicieuse, avance dans l'ombre en maquillant ses traits.
Halte à la ‘boboisation’ galopante.
Halte à la pensée unique.
Halte au consensus bovinisant.
b[

Au royaume de l’intolérance, les bobos sont rois !
Je rassure les indécis, les circonspects et autres dubitatifs, ceux qui déjà s’interrogent sur mes motivations : je ne suis guidé que par de bonnes intentions. Je désire juste un retour à la normale, un retour à la démocratie des idées.
Voyez par vous même, je vous donne en vrac les impératifs pour appartenir à la caste des bobos :
Se nourrir à l’empathie, se shooter à l’empathie, se trouver une cause à défendre, prôner l’anti-américanisme, cracher sur le capitalisme, verser a tout bout de champ une grosse larme sur la cause des enfants africains, s’habiller ‘fashion’ en ayant l’air de porter des frusques, crier l’amour à tout bout de champ, hurler la tolérance à qui mieux-mieux, poser un numéro du Nouvel Obs et de Télérama sur sa pile de journaux dans ses vécés, épouser la cause homosexuelle, être contre la guerre (parce que ça fait mal et que c’est vraiment pas bien), détester Jean-Marie Le Pen et assimiler tout représentant de la droite républicaine à celui-ci, s’offusquer de la situation des sans-papiers, et caetera, et caetera.
Avec ça, vous êtes un vrai socialiste, un pur, un dur.
Que nous reste aux autres ? Ceux dont je fais partie ? Eh bien : nous sommes fachos, cons, racistes, égoïstes et intolérants. Et j’ai dû en oublier...
Forte de son succès total au cœur nos chères grandes villes, le courant gauchisant, après s’être timidement aventuré au delà des lisières citadines, s’infiltre désormais sans scrupule dans nos campagnes, de manière exponentielle.
Il agit désormais autour de nous et je me retrouve ainsi au beau milieu d’un combat d’idées perdu d’avance, tandis que je discute avec mon entourage, plus ou moins proche, de plus en plus régulièrement.

Emmanuel Detroyat (Voulx, 77)

(voir les nombreux commentaires plus bas)
Autre article du même auteur, sur un dîner chez lui qui tourne mal avec des amis bobos de sa femme : cliquer ici



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